Reprise du Monde : Prisa jouera son rôle d'actionnaire
Sandrine Bajos
Sandrine Bajos
Prisa compte bien jouer son rôle d'actionnaire à 15% dans "Le Monde", malgré le refus de l'offre de reprise à laquelle le groupe de médias espagnol était associé avec Claude Perdriel (Le Nouvel Observateur) et l'opérateur France Télécom. Le conseil de surveillance du groupe de presse français a donné lundi leur feu vert à l'offre menée par le trio Bergé-Niel-Pigasse (BNP).
"Au conseil d'administration de l'entreprise, j'ai exprimé mes doutes sur la transparence de la procédure suivie et sur l'opportunité pour Le Monde d'accepter cette offre", a expliqué le directeur général de Prisa, Juan Luis Cebrian. "J'ai annoncé également notre décision de faire valoir nos droits en tant qu'actionnaire, compte tenu des protections dont bénéficie notre investissement".
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"Notre participation dans Le Monde et notre volonté de continuer à l'appuyer ont toujours été motivées par des raisons professionnelles et stratégiques et non pas financières", a poursuivi Juan Luis Cebrian, "parce que l'avenir de la presse de qualité et son influence (...) nous préoccupent".
Sandrine Bajos
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