Troisième candidat surprise pour la reprise du Monde

Le groupe Revenu Multimédia (GRM : Le Revenu, Air et Cosmos) joue les trublions dans le dossier de recapitalisation du Monde en annonçant s'intéresser lui aussi à la reprise. Selon le Monde, il ne s'agit pas d'une offre ferme.

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(Crédits : Reuters)

Ce ne sont plus deux, mais trois offres que le groupe Le Monde va devoir étudier pour sa recapitalisation. La troisième, déposée ce lundi in extremis (date limite de dépôt des offres fermes), provient de l'éditeur de presse Groupe Revenu Multimédia (GRM : Le Revenu, Air et Cosmos).

Pour Robert Monteux, son PDG, son offre est celle "d'un groupe indépendant qui veut préserver l'indépendance du monde, il s'agira de valoriser nos valeurs". Mettant en avant ses 20 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel et l'absence de dette, il a affirmé à l'Agence France Presse pouvoir "mobiliser 150 millions d'euros".

"L'abolition des privilèges de certains actionnaires" est une des conditions que GRM a assorti à son offre tout en ajoutant "ne pas être intéressé par les aspects politiques du contrôle du Monde".

Mais d'après Le Monde, il ne s'agit que d'une marque d'intérêt affirmant n'avoir reçu que deux offres. Le match va donc opposer les deux candidats ayant déposé une offre ferme: l'une provenant du trio d'hommes d'affaires Pigasse-Bergé-Niel et l'autre du tandem Claude Perdriel (Le Nouvel Obs) associé à France Télécom et à l'espagnol Prisa (El Pais) ont officiellement déposé leur dossier. L'offre de ces derniers serait supérieure à 100 millions d'euros.

L'arrivée de l'opérateur Orange n'est pas sans provoquer quelques levers de boucliers. Actionnaire à hauteur de 26% du capital, l'Etat, et plus précisément l'Elysée, est en effet pointé du doigt. Mais Claude Perdriel s'en défend revendiquant sa longue expérience dans la presse et "un respect absolu de l'indépendance des journalistes. Il dénonce pour sa part la présence de Matthieu Pigasse, patron de Lazard dans le trio adverse, laquelle présente selon lui un risque de "conflit d'intérêt". Selon lui, "Lazard réalise des fusions-acquisitions de haut niveau, est-ce que vous croyez que le gouvernement n'y mette pas la main?", "d'autant que les profits de Lazard dépendent de la facilité avec laquelle ses opérations sont faites".

C'est maintenant au Conseil de surveillance du groupe Le Monde de trancher in fine le 28 juin. Mais dès vendredi, les actionnaires de référence se prononceront sur le candidat de leur choix.

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