France Télévisions : feu vert du CSA à la nomination de Rémy Pflimlin

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Auditionné jeudi dernier par les 9 membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel, Rémy Pflimlin, a obtenu une majorité de voix en sa faveur. Le candidat choisi par Nicolas Sarkozy pour diriger France Télévisions doit maintenant obtenir celui des deux commissions des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat.

Sans trop de surprises, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a annoncé lundi avoir donné son feu vert par six voix, pour trois abstentions, à la nomination du candidat choisi par Nicolas Sarkozy pour présider pendant cinq ans le groupe public France Télévisions, en remplacement de Patrick de Carolis. Les neuf membres avaient entendu le candidat pendant plus de deux heures jeudi dernier.

Auditionné ce lundi par les deux commissions des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat, le candidat attend encore leur aval. Celles-ci peuvent rejeter cette nomination si une majorité d'au moins 3/5e vote contre. Les résultats attendus ce mardi seront annoncés dans la foulée et publiés au Journal Officiel.

Rémy Pflimlin, actuel patron de l'opérateur de presse Presstalis (ex-NMPP) et ancien directeur de France 3 est le premier dirigeant de France Télévisions nommé par le chef de l'Etat en vertu de la réforme de l'audiovisuel public, qui avait déjà conduit à la nomination de Jean-Luc Hees à la tête de Radio France.

Il a déclaré devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée qu'il s'inscrivait "dans le cadre" de la loi de mars 2009 qui prévoit la suppression totale de la publicité d'ici la fin 2011 à condition que les ressources soient assurées. "Je dis très clairement que si la situation ne permettait pas de garantir les ressources à court terme, c'est-à-dire dans les deux, trois ans qui viennent, je préfère évidemment, et de loin, une garantie de ressources avec le maintien de la publicité qu'à des ressources aléatoires qui ne permettent pas, au moment où on en a besoin, de bâtir un projet et de le bâtir en temps et en heure", a-t-il souligné devant les députés.

Maintien de la publicité avant 20 heures si ressources incertaines

Si la publicité était maintenue en journée - elle a été supprimée entre 20h00 et 06h00 le 1er janvier 2009 -, "il me semble indispensable de pouvoir disposer d'une régie publicitaire", a ajouté Rémy Pflimlin tout en rappelant que le chiffre d'affaires de cette régie était de l'ordre de 400 millions d'euros. "Il n'y a pas un média, avec un chiffre d'affaires de 400 millions d'euros, qui ne contrôle pas sa régie et sa politique commerciale", a-t-il fait valoir.

Les sénateurs et députés communistes ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne valideront pas le choix présidentiel. "Il s'agit de voter contre une procédure scandaleuse de nomination des dirigeants de l'audiovisuel public", disent-ils dans un communiqué en soulignant que leur "opposition ne vise pas la personnalité choisie mais la nature anti-démocratique de la nomination". Le groupe socialiste de l'Assemblée a également critiqué la nouvelle procédure de nomination mais, comme l'a dit le député Patrick Roy, juge "plutôt rassurant" le choix de Rémy Pflimlin .
 

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