France Télévisions : Nicolas Sarkozy choisit finalement Rémy Pflimlin

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Le chef de l'Etat a tranché. C'est Rémy Pflimlin, actuel directeur général de Presstalis (ex-NMPP), et non Alexandre Bompard, qui succèdera à Patrick de Carolis à la tête de France Télévisions.

C'est finalement sur Rémy Pflimlin que Nicolas Sarkozy a jeté son dévolu afin de remplacer Patrick de Carolis, actuel patron de France Télévisions dont le mandat arrive à échéance au 21 août à minuit, ainsi que l'Elysée l'a indiqué ce lundi dans un communiqué. Le nom de Rémy Pflimlin, actuel directeur général de Presstalis (ex-NMPP) et ex-directeur général de France 3, a récemment surgi tandis que celui d'Alexandre Bompard, patron d'Europe 1 (groupe Lagardère), circulait depuis quelques semaines.

Ce choix de dernière minute paraît plus consensuel alors que la grogne autour des différents scandales concernant les ministres du gouvernement et la mainmise sur les médias par le chef de l'Etat monte. L'idée étant donc d'éviter une nouvelle polémique avec la nomination d'un proche du pouvoir.

Pour être entérinée, la nomination du nouveau patron de France Télévisions doit encore recevoir "un avis conforme" de la part du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), après audition laquelle est prévue le 8 juillet prochain à partir de 15 heures. Si une majorité de ses neuf membres s'y opposent, le gouvernement devra proposer un autre candidat.

Le processus de nomination se poursuivra devant les commissions des affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat. Rémy Pflimlin devra y exposer son programme pour le groupe audiovisuel public. Si plus des trois cinquièmes des députés ou des sénateurs s'y opposent, le processus sera stoppé et devra repartir à zéro. Un scénario toutefois plus qu'improbable.

Convention collective et publicité au programme

Parmi les dossiers qui attendent le futur patron du groupe audiovisuel public, figurent celui de la nouvelle convention collective découlant de la réorganisation du groupe en entreprise unique. Initialement programmée pour le 7 juin dernier, elle a finalement bénéficié d'un report.

Mais Rémy Pflimlin hérite également de l'application de la réforme de l'audiovisuel qui prévoit la suppression totale de la publicité dès le 1er janvier 2012. Dossier qui pourrait s'avérer plus compliqué que prévu à écouter ceux qui plaident finalement pour une suppression partielle.

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