Publicité : les annonceurs veulent leur niche fiscale

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Le siège du puissant lessivier Procter & Gamble. Copyright Reuters
Le siège du puissant lessivier Procter & Gamble. Copyright Reuters (Crédits : Bloomberg)
L'Union des annonceurs réclame son crédit d'impôt, copié sur le modèle du crédit d'impôt recherche. Officiellement pour relancer les investissements dans la publicité.

A l'heure de la disette budgétaire et de la chasse au niches fiscales, voilà une proposition qui peut paraître incongrue. L'Union des annonceurs (UDA) propose la création d'un « crédit d'impôt communication », sur le modèle du crédit d'impôt recherche. « La communication est un facteur avéré de relance économique alors que les investissements actuels dans les médias comme dans le hors média sont en voie de décroissance », justifie Gérard Noël, vice-président directeur général de l'UDA dans le Figaro.

Autrement dit, l'UDA souhaite que les annonceurs puissent déduire de leurs impôts leurs dépenses publicitaires... Pas sûr que l'UDA, qui compte 300 adhérents dont Procter & Gamble, France Télécom ou L'Oréal, des groupes qui ne sont pas dans le besoin, soit entendue du gouvernement. Déjà de nombreuses voix se sont élevées pour supprimer « les effets d'aubaine du crédit d'impôt recherche », qui coûte plus de 4 milliards d'euros par an aux caisses de l'Etat. Mais récemment, Fleur Pellerin, ministre déléguée au numérique et aux PME, a décidé d'écarter toute modification du dispositif au profit des PME.
 

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Commentaires
a écrit le 17/09/2012 à 18:11 :
La communication, tout comme la création de réseaux commerciaux, expliquent en grande partie le développemet des entreprises success story tant souhaitées (et, par idéologie destructrice, tant décriées quand elles existent ici). Donc un CIC (crédit impôt com') ou CIRC (crédit impôt réseau commercial) ne sont pas des idées dénuées de bon sens. Car à quoi bon faire de la recherche, restant dans les tiroirs faute d'être connue et vendue ?

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