Nice-Matin : trois investisseurs intéressés par le projet de reprise des salariés

Les salariés du quotidien, en redressement judiciaire, ont eux-mêmes déposé un dossier de reprise via une société coopérative et participative (SCOP) qui nécessitera un adossement à des investisseurs privés et des prêts. Aucun des trois investisseurs ne fait partie des cinq repreneurs déclarés.
Mercredi, les salariés étaient parvenus à collecter plus de 157.000 euros, et les syndicats ont confirmé avoir reçu le soutien financier de plusieurs personnalités politiques comme l'ancienne ministre UMP Nathalie Kosciusko-Morizet ou l'ex-ministre du Logement Cécile Duflot.
Mercredi, les salariés étaient parvenus à collecter plus de 157.000 euros, et les syndicats ont confirmé avoir reçu le soutien financier de plusieurs personnalités politiques comme l'ancienne ministre UMP Nathalie Kosciusko-Morizet ou l'ex-ministre du Logement Cécile Duflot. (Crédits : Reuters)

Trois investisseurs frappent à la porte de Nice-Matin. C'est ce qu'ont affirmé Les représentants des salariés du groupe placé en redressement judiciaire, après avoir été reçus mercredi par le cabinet d'Aurélie Filippetti.

Projet de reprise par les salariés

"Ces repreneurs ont des compétences en matière de presse" et sont intéressées par le projet de reprise sous forme de coopérative de Nice-Matin, a déclaré Jean-François Roubaud, délégué SNJ et représentant de l'intersyndicale du journal. Il précise que des cinq repreneurs déclarés candidats à la reprise du groupe, aucun d'entre eux ne fait "partie des trois personnes morales avec qui nous négocions".

Les salariés ont eux-mêmes déposé un dossier de reprise via une société coopérative et participative (SCOP) qui nécessitera un adossement à des investisseurs privés et des prêts, et ont appelé leurs lecteurs à participer au projet à travers des dons.

Plus de 157.000 euros récoltés

Mercredi, les salariés étaient parvenus à collecter plus de 157.000 euros, et les syndicats ont confirmé avoir reçu le soutien financier de plusieurs personnalités politiques comme l'ancienne ministre UMP Nathalie Kosciusko-Morizet ou l'ex-ministre du Logement Cécile Duflot.

Les cabinets des trois ministères présents lors de la rencontre (Communication, Économie et Travail) ont réaffirmé leur soutien au projet de coopérative des salariés

Des habitués de la presse parmi les repreneurs déclarés

D'après les syndicats, les autres candidats sont la Société normande d'information et de communication (éditrice de Paris Normandie, du Havre Libre et du Havre Presse), le principal actionnaire de Libération Bruno Ledoux, l'ex-propriétaire de La Tribune et de France-Soir Georges Ghosn, le groupe de presse belge Rossel (Le Soir, La Voix du Nord, l'Union) associé au groupe de BTP monégasque Marzocco et à l'homme d'affaires franco-libanais Iskandar Safa, et enfin le groupe Azur Santé Retraite.

Interrogé sur la présence parmi les trois investisseurs en négociations avec la SCOP de Bernard Tapie - qui avait affirmé en juin qu'il ne "[laisserait] pas tomber" les salariés du groupe -, le syndicaliste n'a pas souhaité répondre.

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