Canal+ récupère au rabais les droits du foot jusqu’à la fin de la saison
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Maxime Saada, le chef de file de Canal+.
Jean-Paul Pelissier
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Maxime Saada, le chef de file de Canal+.
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Le feuilleton des droits TV du foot s'achève sur un compromis. Mais à la différence de l'appel d'offres de 2018, où Mediapro avait emporté la mise en signant un chèque faramineux de plus de 800 millions d'euros par an pour 80% de la Ligue 1 avant de se montrer défaillant, la Ligue de football professionnel (LFP) ne sabrera pas le champagne. Dans la foulée d'un nouvel appel d'offres infructueux, en début de semaine, un terrain d'entente a finalement été trouvé avec Canal+. La chaîne cryptée va récupérer les droits vacants de la Ligue 1 et de la Ligue 2, et ce jusqu'à la fin de la saison. Canal+ « disposera à chaque journée des droits audiovisuels exclusifs, en direct et en intégralité », expose la Ligue ce jeudi soir dans un communiqué.
Le tout avec une grosse dégriffe, à prix cassé. Et pour cause : selon l'AFP, citant des sources ayant connaissance du dossier, Canal+ va signer un chèque de seulement 35 millions d'euros, en plus des 330 millions d'euros qu'il doit payer après avoir racheté les matchs remportés par BeIN Sports lors du premier appel d'offres. Cela correspondrait, in fine, à une baisse de près de 50% des revenus télévisuels des clubs pour la saison en cours en Ligue 1, et de 40% pour la Ligue 2.
Pour Canal+, il s'agit d'un incroyable retournement de situation. Diffuseur historique du foot français, la chaîne cryptée s'était fait balayée par Mediapro il y a deux ans, sans que la LFP s'en émeuve. La voici désormais incontournable pour les 13 dernières journée du championnat. Mieux, elle enfile un avantageux costume de « sauveur » auprès du grand public, sans avoir à se saigner. La revanche apparaît totale pour Maxime Saada, le chef de file de la chaîne de Vincent Bolloré. Lui qui a toujours jugé qu'il n'y avait « pas de logique économique » au modèle Mediapro.
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Et la Ligue ? Elle s'offre, sous la contrainte, un peu de temps. Une petite bulle d'air qui évite l'écran noir, et lui permettra de renégocier, ensuite, et sans avoir le couteau sous la gorge, la commercialisation des droits pour trois saisons suivantes.
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