La désinformation, écueil possible sur la route du vaccin
AFP, Julie CHARPENTRAT
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Andreas Gebert
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Véhiculée à la vitesse de Facebook, Twitter, YouTube ou WhatsApp, "la désinformation a pris une ampleur inégalée", observe Sylvain Delouvée, chercheur en psychologie sociale à l'Université de Rennes-2.
Le phénomène, d'une ampleur énorme, a en outre un "impact négatif sur la confiance dans les vaccins, les institutions et les découvertes scientifiques en général", abonde Rory Smith, de l'ONG de lutte contre la désinformation First Draft.
Dès le mois de février, l'OMS s'alarmait face à cette "infodémie" dangereuse: parce que les populations peuvent s'intoxiquer avec des produits présentés comme des remèdes (alcool, eau de javel, médicaments...) mais aussi parce que les infox peuvent dissuader de suivre les recommandations sanitaires, comme porter un masque ou se faire vacciner.
Remèdes bidon, fausses affirmations sur les masques ou thèses complotistes autour d'une vaste machination mondiale pour asservir les populations, "la pandémie de Covid-19 a aussi mis en lumière le caractère mondial" de la désinformation, qui "transcende naturellement langues et frontières", explique Rory Smith.
L'AFP a publié depuis janvier plus de 2.000 articles de vérification autour de fausses allégations sur le Covid, qui entretiennent doute et confusion sur la pandémie, avec en point d'orgue fréquent le futur vaccin.
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Depuis des mois, des milliers d'internautes clament leur refus d'être vaccinés. Mi-novembre, la responsable de la vaccination à l'OMS Katherine O'Brien se disait "très préoccupée" par la désinformation et ses conséquences sur l'acceptation du vaccin.
Même s'il est difficile de mesurer précisément l'impact des infox sur le sentiment anti-vaccinal et sur la décision in fine de se faire vacciner ou non, plusieurs études relèvent néanmoins une grande porosité entre les deux, même si d'autres facteurs entrent aussi en jeu.
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Les vagues de désinformation sont "associées à une baisse moyenne des taux de vaccination", avance même le chercheur Steven Wilson, qui a examiné en détail l'impact des réseaux sociaux sur "l'hésitation vaccinale" dans une étude publiée en octobre dans le "British Medical Journal - Global Health".
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