Les quotidiens nationaux évitent à Presstalis de sombrer
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Presstalis assure la distribution des quotidiens nationaux et de 60% de la presse magazine.
Reuters
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Presstalis assure la distribution des quotidiens nationaux et de 60% de la presse magazine.
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Presstalis a sans doute frôlé la catastrophe. Juste avant une audience cruciale pour l'avenir du principal distributeur de la presse française, ce mardi matin, au tribunal de commerce de Paris, la coopérative de distribution des quotidiens (CDQ), actionnaire du groupe avec la coopérative de distribution des magazines (CDM), a déposé une offre de reprise de la société. Sans cette initiative, Presstalis, qui s'est déclaré en cessation de paiement le 20 avril dernier, risquait la liquidation. Dans la foulée, le tribunal a mis son jugement en délibéré. Sa décision est attendue vendredi.
Ces dernières semaines, la CDQ et la CDM n'ont pas réussi à s'entendre sur un projet commun de reprise. L'initiative des quotidiens constitue un premier pas pour sortir de l'impasse. « La CDQ attire l'attention de tous les acteurs sur le risque que la perspective d'une liquidation judiciaire de Presstalis soit annonciatrice d'une catastrophe industrielle et sociale, avec des dégâts très lourds pour l'ensemble de la filière, à la fois pour les salariés et pour les dépositaires et les diffuseurs qui ont besoin de notre plein soutien », a déclaré la coopérative dans un communiqué.
Son projet est loin d'être complètement ficelé. Il laisse surtout la porte grande ouverte aux éditeurs de magazines qui souhaiteraient s'y associer, soit en devenant actionnaires de la nouvelle structure, soit comme clients. Dans son communiqué, la CDQ invite « les éditeurs magazines qui ont vocation à rejoindre ce projet structurant pour notre filière, à s'engager pleinement pour permettre que, sur la base de cette offre, soit finalisé sans délai un projet remportant l'adhésion des organisations syndicales ».
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Pour la direction de Presstalis, la démarche de la CDQ a le mérite de débloquer une situation qui devenait critique. Dans une déclaration par mail, l'état-major du distributeur salue l'initiative. « La direction soutient cette proposition réaliste qui permet au groupe d'éviter une liquidation immédiate sur la totalité de son périmètre et l'arrêt de son activité de messagerie, avec un coût social majeur », précise-t-elle.
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