OpenAI dévoile Operator, l'agent IA qui exécute vos tâches en ligne
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Operator ressemble à « Computer Use », une fonctionnalité lancée en octobre par Anthropic, une start-up rivale.
DADO RUVIC
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Operator ressemble à « Computer Use », une fonctionnalité lancée en octobre par Anthropic, une start-up rivale.
DADO RUVIC
OpenAI se lance dans la course aux agents virtuels. Après avoir créé ChatGPT, l'entreprise dirigée par Sam Altman vient de donner naissance à un petit Operator, déjà capable d'effectuer des tâches en ligne pour l'utilisateur, comme planifier des vacances, réserver un restaurant ou faire des courses.
Operator « utilise son propre navigateur », il peut « regarder une page web, la faire défiler, cliquer sur les boutons » et « remplir les champs de texte comme les gens le font au quotidien », a indiqué l'entreprise californienne dans un communiqué. La nouvelle fonction n'est pour l'instant disponible que pour les abonnés professionnels de ChatGPT, afin de l'améliorer grâce aux retours.
L'explosion de l'IA générative avec le succès de ChatGPT depuis fin 2022 a lancé une course effrénée aux assistants IA entre les géants des technologies, qui déploient rapidement des outils capables de rédiger des messages, de répondre à des questions, de générer des images, etc. Le Graal de la Silicon Valley, ce sont les agents IA, quand la machine devient une sorte de secrétaire omniscient, disponible à toute heure et capable d'exécuter de nombreuses tâches, des messages à envoyer aux courses sur Internet.
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Sur ce terrain, OpenAI n'est pas le plus rapide, au moins en termes de déploiement. Operator ressemble à « Computer Use », une fonctionnalité lancée en octobre par Anthropic, une start-up rivale. Computer Use permet en effet à Claude, l'interface d'IA générative d'Anthropic, d'utiliser les ordinateurs comme un humain, de la sélection des boutons à la saisie de texte et au maniement de différents logiciels.
Google, qui a présenté en décembre Gemini 2.0, sa nouvelle famille de modèles d'IA générative, avance aussi sur des interactions plus complexes avec la technologie, pour que les agents IA naviguent sur internet de façon autonome, cherchent des informations complémentaires en ligne ou dans un document, etc.
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Toutes les sociétés précisent que les assistants IA agissent sous la supervision des humains : s'ils peuvent sélectionner des produits à acheter sur un site de e-commerce, ils ne peuvent pas (encore) cliquer sur le bouton de paiement. Le communiqué d'OpenAI comprend une vidéo montrant le fonctionnement d'Operator. Un ingénieur lui demande de trouver une recette et d'ajouter les ingrédients nécessaires dans son panier sur un service de commande en ligne : l'agent IA va sur le site de cuisine, pose des questions complémentaires à l'utilisateur et lui demande de se connecter quand c'est nécessaire.
Une annonce qui intervient alors que les patrons réunis à Davos vantent les mérites de l'intelligence artificielle et tous les bénéfices qu'elle va apporter aux entreprises et à l'humanité. À commencer par Dario Amodei, patron de la société spécialisée américaine Anthropic, qui s'attend à ce qu'elle soit bientôt plus performante que les humains. « Je pense que d'ici 2026 ou 2027, nous aurons des systèmes d'IA qui seront largement meilleurs que la plupart des humains sur la plupart des choses », a-t-il affirmé.
À rebours de cet enthousiasme, le pape François a lancé un avertissement : « Les résultats que l'IA peut produire sont parmi les moins possibles à distinguer de ceux des êtres humains, soulevant des questions quant à ses effets sur la crise de confiance croissante dans l'opinion publique », a-t-il indiqué dans un message écrit au Forum économique mondial. Le pape est familier de l'IA et de ses hypertrucages (deepfakes) : en 2023, une image ainsi générée par l'IA avait fait le buzz, qui le montrait en « doudoune », une énorme veste blanche rembourrée de duvet.
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« Environ 10.000 pistes totalement générées par IA sont livrées à la plateforme chaque jour, soit environ 10% du contenu quotidien livré », a révélé Deezer ce vendredi. La plateforme musicale dit avoir mis en place un « outil de pointe » pour les détecter. L'enjeu pour Deezer est de mieux rémunérer les artistes en supprimant des contenus parasites. Les personnes qui les mettent en ligne, sans être musiciens, peuvent prétendre à une rémunération, alors que seuls des comptes d'utilisateurs créés artificiellement à cette fin les écoutent.
« L'intelligence artificielle continue de perturber de plus en plus l'écosystème musical, avec une quantité croissante de contenu IA », a souligné le PDG Alexis Lanternier, cité dans le communiqué. Celui-ci veut aller plus loin : « À l'avenir, nous avons l'intention de développer un système de marquage pour le contenu totalement généré par IA, et de l'exclure des recommandations algorithmiques et éditoriales. »
(Avec AFP)
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