Pour l’Anses, les Linky ne présentent pas de danger sanitaire

L’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) estime que la probabilité que les compteurs intelligents Linky aient des effets nocifs pour la santé est "très faible".
Environ 35 millions de compteurs Linky doivent à terme équiper les foyers français. Un peu plus de 870.000 avaient été déployés fin mai.
Environ 35 millions de compteurs Linky doivent à terme équiper les foyers français. Un peu plus de 870.000 avaient été déployés fin mai. (Crédits : Reuters)

Cette étude était très attendue. La probabilité que les compteurs "intelligents", comme Linky pour l'électricité et Gazpar pour le gaz, puissent avoir des effets nocifs pour la santé à court ou à long terme est "très faible", estime l'Anses dans un avis rendu public jeudi. "Les conclusions de l'agence, dans la configuration de déploiement actuelle (...), vont dans le sens d'une très faible probabilité que l'exposition aux champs électromagnétiques émis (...) puisse engendrer des effets sanitaires à court ou long terme", écrit l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) dans cet avis daté du 5 décembre. Elle relève cependant qu'"il n'existe pratiquement aucune littérature scientifique traitant des effets sanitaires spécifiques de l'exposition aux compteurs communicants".

Ces compteurs dits "intelligents" permettent de relever à distance et en direct la consommation d'électricité, de gaz ou d'eau d'un abonné. Leurs détracteurs redoutent des risques sanitaires, un surcoût, une intrusion dans leur vie privée, l'utilisation de données personnelles. L'Anses avait été chargée par la Direction générale de la santé de conduire une expertise sur les effets sanitaires potentiels de l'exposition aux champs électromagnétiques émis par ces différents compteurs. Selon elle, que ce soit en champ électrique ou magnétique, les compteurs Linky "sont à l'origine d'une exposition comparable à celle d'autres équipements électriques" comme une télévision, un chargeur d'ordinateur portable, une table de cuisson à induction. Les niveaux d'exposition au champ électromagnétique produit par le compteur lui-même et par la communication des informations sur la consommation, de façon filaire via le réseau de distribution d'électricité, "sont très inférieurs aux valeurs limites d'exposition réglementaires", souligne l'Anses dans un communiqué.

35 millions de Linky prévus en France

Les compteurs Linky produisent aussi sur le réseau domestique des courants transitoires à haute fréquence. "Il n'existe aucune donnée" suggérant qu'ils puissent affecter la santé aux niveaux d'exposition mesurés, indique l'Anses. Quant à l'exposition à proximité d'un compteur de gaz ou d'eau, qui communiquent les données par liaison radio sans fil, elle est "très faible", "bien plus faible que celle due à un téléphone mobile GSM", selon l'agence. Un fait qui s'explique par "la faible puissance d'émission" et par le "nombre réduit de communications" d'informations. L'Anses engage cependant "les opérateurs impliqués dans le déploiement de ces nouvelles technologies à fournir une meilleure information du public quant à leurs modalités de fonctionnement actuel et futur".

Fin septembre, des mesures réalisées par l'Agence nationale des fréquences (ANFR) avaient indiqué que les compteurs Linky n'émettaient pas de champ électromagnétique plus élevé que les anciens compteurs. Environ 35 millions de compteurs Linky doivent à terme équiper les foyers français. Un peu plus de 870.000 avaient été déployés fin mai. La "télé-relève" des compteurs Linky est effectuée en principe une fois par jour, en moins d'une minute. Les compteurs Gazpar et les compteurs d'eau transmettent les informations de consommation deux à six fois par jour, en moins d'une seconde.

(avec AFP)

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Commentaires 7
à écrit le 15/12/2016 à 17:25
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Je me demande qu'elle est la "vraie" finalité des Linky...

le 15/12/2016 à 22:43
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Theorie du complot, paranoia.. Attention á vous....

à écrit le 15/12/2016 à 16:38
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Les linky sont connectés par CPL à des concentrateurs, qui sont dans des transformateurs EDF, qui eux même sont connectés par GPRS à un réseau central. Bref, pas d'ondes dans les logements, mais dans les transformateurs. Cette phobie du Linky est...

le 15/12/2016 à 20:47
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Cette affaire a au moins le mérite de montrer au grand jour la totale inanité scientifique des arguments des anti-tout technophobes pathologiques. C'est d'un psychiatre qu'ils ont besoin.

le 15/12/2016 à 21:56
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En parrallele, le linky ne filtre pas le CPL vers notre installation electrique et c'est bien la le probleme. L'ajout d'un filtre passe bas (150Khz iirc) rendrait cette phobie "stupide et infondee", mais pour l'instant ce n'est pas le cas. Cela s'app...

à écrit le 15/12/2016 à 14:35
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Nous sommes bien alimentés électriquement par câbles et fils non ? Par ailleurs nous savons parfaitement utiliser l’électricité pour faire passer des données. Alors pourquoi une gestion sans fil de ces compteurs svp ? Cela n'a aucun sens ni intér...

le 15/12/2016 à 16:34
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Ce n'est, du moins pour les Linky, pas du sans-fil mais du courant porteur en ligne ou CPL. Le terme hautes fréquences y est d'ailleurs assez impropre puisque ce n'est des modulations qu'à quelques 150kHz, fréquence bien suffisante compte tenu de la...

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