Publicis et Omnicom, le mariage n'aura pas lieu

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Trop différents, pas la même culture... Les fiançailles entre Omnicom et Publicis sont brisées. Les deux groupes ont rompu dans leur projet de fusion de 35 milliards de dollars, une liaison dévoilée en juillet dernier. Une séparation à l'amiable qui n'entraîne pas d'indemnité de rupture.
Depuis plusieurs mois, cette opération se heurtait à de nombreuses difficultés, notamment sur la nomination du directeur financier de la future entité. Mais en réalité, les différences de cultures d'entreprise et de culture entre Français et Américains, ont eu raison de cet ambitieux projet. L'annonce s'est néanmoins faite d'une même voix :
Les modalités de la fusion prévoyaient que les actionnaires de Publicis et Omnicom détiennent chacun 50% du capital de la nouvelle entité qui devait être codirigée par Maurice Lévy, le président du directoire de Publicis et John Wren pendant 30 mois. Mais les dirigeants des deux sociétés n'ont pas réussi, entre autres, à trouver un accord sur le choix du futur directeur financier du groupe.
Dans un communiqué à part, Maurice Lévy souligne : "La décision d'interrompre le processus n'a été ni agréable ni facile à prendre, mais elle s'est révélée nécessaire".
Dans une note interne aux salariés, il souligne que la fusion "n'a jamais été considérée comme une nécessité, les deux groupes se portant très bien", et annonce "un nouveau départ" pour Publicis qui va accélérer la mise en œuvre de son plan stratégique 2018.
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En France, certains voyaient dans ce projet le signe d'un déplacement du centre de gravité du groupe vers les Etats-Unis au moment où d'autres projets, comme la fusion entre les cimentiers français Lafarge et suisse Holcim et surtout le projet de rachat des activités énergie d'Alstom par le géant américain General Electric, font craindre un transfert des centre de décision, et des emplois, hors de France.
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