Uber persona non grata au salon des entrepreneurs à Marseille

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Alexandre Droulers, directeur de la Stratégie d'Uber France devait intervenir jeudi à 14h30 au salon des entrepreneurs de la cité phocéenne.
Alexandre Droulers, directeur de la Stratégie d'Uber France devait intervenir jeudi à 14h30 au salon des entrepreneurs de la cité phocéenne. (Crédits : © Jean-Paul Pelissier / Reuters)
Le salon des entrepreneurs a dû déprogrammer la participation d'un dirigeant d'Uber à une conférence, sous la pression des taxis, menaçant de bloquer tout accès au salon.

Rebelotte. Après Strasbourg, c'est à Marseille qu'Uber se voit déprogrammé d'un salon. Il s'agit en l'occurrence de la toute première édition du Salon des entrepreneurs qui se déroule ces 14 et 15 octobre dans la cité phocéenne. A cette occasion, Alexandre Droulers, directeur de la Stratégie d'Uber France devait intervenir jeudi à 14h30, lors du grand débat "Success stories d'entrepreneurs qui ont révolutionné leur marché", comme c'est indiqué sur la capture d'écran ci-dessous.

Salon entrepreneurs

Or, sa venue n'est à ce jour plus d'actualité sur le site du salon... Et pour cause: "Il a été déprogrammé", confirmait ce mercredi Laurent Baccouche, le commissaire du salon joint par La Tribune. Et pour justifier ce changement de dernière minute, celui-ci a reconnu que la situation était comparable à celle de Strasbourg, tout en précisant qu'il ne souhaitait pas s'exprimer sur le sujet.

Pour rappel, il y a une semaine, les taxis se sont mobilisés et ont fait pression sur les organisateurs du salon strasbourgeois i-Novia, afin qu'ils annulent la participation à une conférence d'Alexandre Molla, directeur de l'expansion d'Uber France. Celui-ci a donc été décommandé, afin d'éviter que les taxis ne bloquent tout accès au salon. Une victoire de plus pour les taxis, qui n'ont toutefois pas manqué de s'en vanter sur Twitter.

Pour l'heure, quelques boutades sont visibles sur le réseau social:

"Nous sommes à l'initiative de cette annulation", a d'ailleurs confirmé à l'AFP Rachid Boudjema, secrétaire général du syndicat des taxis marseillais: "Nous sommes vigilants quant à tout ce qui pourrait venir créer du trouble", a-t-il assuré, évoquant "un salon dans lequel il devait y avoir la présence d'un entrepreneur qui fait travailler illégalement des individus".

Pour sa part, Uber a dénoncé

"un laisser-faire incompréhensible"."Il est inacceptable en démocratie de voir que quelques taxis, connus pour être particulièrement violents, puissent empêcher la bonne tenue d'une conférence". "Ces menaces démontrent une fois de plus qu'une minorité de taxis refuse tout changement et toute concurrence".

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Commentaires
a écrit le 14/10/2015 à 15:13 :
Les chauffeurs indépendants se sont imaginés - bien naïvement - qu'Uber allait leur permettre de bien vivre, quelle erreur, qu'ils soient chauffeurs classiques (Uber-x) ou du désormais concept interdit Uber-pop ils n'ont servi que d'outil de la mondialisation dont Uber est un exemple parfait, financé à perte par des levées de fond défiscalisées. Les chauffeurs particuliers Uber-pop ont été un moyen d'accélérer la pression sur le monopole des taxis, une sorte de "bélier" censé faire tomber ce bastion, pas de bol le concept a été interdit en France, alors Uber sort une nouvelle carte de sa manche la baisse de prix (politique de prédation bien connue en économie) et là les chauffeurs se rendent compte qu'ils sont les "didons de la farçe" ... car ils sont utilisés comme des petits soldats manipulés et qui à la fin ne gagneront rien dans cette histoire.
Réponse de le 14/10/2015 à 18:45 :
Vous avez certainement raison sur le fond, mais on peut quand même se demander pourquoi on peut acheter des tee-shirts fabriqués au Vietnam par des enfants dans des conditions lamentables, et on n'aurait pas le droit de mettre les chauffeurs de taxis en concurrence avec des personnes habitant et payant leurs impôts et charges en France ?
Dans ce pays, il y a trop de gens qui pensent que le libéralisme ne doit être appliqué qu'aux autres et surtout pas à eux-mêmes..
Réponse de le 09/08/2017 à 18:21 :
une seule reponse contre uber, l ultra violence

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