Telecom Italia : Rome voit des motifs d’exercer ses pouvoirs spéciaux

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Mauvaise nouvelle pour Vivendi, premier actionnaire de Telecom Italia. Le ministre italien de l'Industrie, Carlo Calenda, a dit lundi qu'il voyait des arguments en faveur du recours par le gouvernement à des prérogatives spéciales ("golden power") sur Sparkle, filiale de câbles sous-marins de Telecom Italia (TIM).
Le gouvernement va examiner s'il y a des fondements à l'application de ces prérogatives sur Sparkle, a-t-il dit. "Je pense qu'il y en a en parce qu'elle a un rôle de sécurité nationale." Sparkle est considéré comme un actif particulièrement sensible en raison de son réseau sous-marin reliant des pays européens, méditerranéens et américains.
Rome a lancé une procédure auprès de Telecom Italia au motif que son principal actionnaire Vivendi, qui détient 24% de son capital, aurait omis de notifier son contrôle de fait de l'opérateur télécoms, considéré comme un actif stratégique.
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Si l'enquête conclut que le groupe français contrôle TIM, le gouvernement peut considérer que les conditions sont réunies pour lui permettre d'exercer des pouvoirs spéciaux. Ceux-ci l'autoriseraient à imposer une amende, à poser des conditions à Vivendi, voire à opposer son veto à des décisions qu'il percevrait comme une menace contre les intérêts nationaux.
(avec Reuters)
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