Le pire serait-il derrière Nokia ?
Delphine Cuny
Delphine Cuny
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Les résultats du troisième trimestre, publiés jeudi, laissent penser que le géant finlandais du mobile est en train de redresser la barre. Le chiffre d'affaires est en repli de 13% à 8,9 milliards d'euros, le résultat opérationnel est presque à l'équilibre (-71 millions d'euros) et la perte nette (68 millions) est trois fois moins lourde qu'attendu par les analystes. Au quatrième trimestre, la division des terminaux devrait dégager une modeste marge opérationnelle de 1% à 5%. Soulagement à la Bourse de Helsinki où l'action Nokia a rebondi de 5,5% : elle avait atteint un plus bas depuis cinq ans, et sa capitalisation est tombée à 17,7 milliards d'euros.
Sur le plan commercial, Nokia a stabilisé ses ventes en volumes et écoulé plus de téléphones qu'anticipé : 106,6 millions d'exemplaires sur le trimestre (-3%), dont 89,8 millions de modèles d'entrée de gamme (+8%) et 16,8 millions de smartphones (-38%). Ce segment reste son point faible, en attendant les futurs modèles sous Windows Phone qui seront dévoilés la semaine prochaine, lors du grand raout annuel du fabricant, Nokia World à Londres. Cette bonne tenue des volumes devrait lui avoir assuré son maintien sur la première marche du podium des fabricants, devant le sud-coréen Samsung, selon Carolina Milanesi, du cabinet Gartner. Nokia n'hésite pas à baisser les prix, «un mal nécessaire pour s'accorcher à sa base installée avant d'aller chercher de nouveaux clients avec les Windows Phone 7» relève cette experte. Ces nouveaux smartphones, issus d'une alliance stratégique conclue en février dernier avec Microsoft, sortiront dès ce trimestre dans certains pays. Il reste à voir si Nokia parviendra à briser le duopole qui s'est constitué sur le marché des smartphones dominé désormais par Android, le logiciel de Google, et Apple et son iPhone.
Delphine Cuny
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