5G  : l’Allemagne se montre suspicieuse à l'égard de Huawei

 |   |  345  mots
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, s’est inquiété du cadre législatif chinois en matière de sécurité nationale.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, s’est inquiété du cadre législatif chinois en matière de sécurité nationale. (Crédits : [REUTERS/ALY SONG])
Berlin veut que Huawei fasse l’objet d’un « test de fiabilité » pour vérifier que ses équipements 5G sont sécurisés et ne serviront pas à des fins d’espionnage. Avec cette annonce, l'Allemagne semble admettre, indirectement, qu’elle n’écarte pas la possibilité de bannir le géant chinois des télécoms du marché de la prochaine génération de communication mobile.

Huawei aura-t-il sa place dans le déploiement de la 5G outre-Rhin ? Pas sûr. Ce lundi, comme le rapporte l'agence Reuters, Berlin a indiqué que le dispositif qu'il a mis en place pour s'assurer de la sécurité des futurs réseaux 5G n'était pas suffisant pour donner un feu vert au géant chinois des télécoms. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, s'est inquiété du cadre législatif chinois en matière de sécurité nationale. Cette crainte n'est pas nouvelle. Elle concerne notamment un texte de 2017, qui oblige les entreprises chinoises à coopérer avec les services de renseignements de l'Empire du Milieu. Dans ce contexte, certains redoutent que les équipements 5G de Huawei soient utilisés à des fins d'espionnage, ou volontairement mis hors service.

Berlin va donc ajouter un « test de fiabilité » à son dispositif sécuritaire concernant la 5G. Celui-ci consisterait « à examiner si une compagnie est contrainte dans son pays d'origine de faire suivre informations et données qui devraient rester protégées », écrit l'agence de presse économique. Heiko Maas a déclaré que Huawei sera concerné par ce test. Si le groupe de Shenzhen ne le passe pas avec succès, il s'expose ainsi, vraisemblablement, à des restrictions, voire à un bannissement, du juteux marché allemand de la 5G.

Pression de Washington

Cette annonce tranche avec les dernières positions connues de Berlin vis-à-vis de Huawei. En février dernier, lorsque le gouvernement allemand planchait sur une charte de sécurité pour la 5G, certains de ses représentants avaient indiqué au Wall Street Journal qu'ils comptaient autoriser Huawei au déploiement de la 5G. En octobre dernier,  un porte-parole a du gouvernement allemand a déclaré que le pays se refusait, alors, à exclure Huawei.

Ces prises de positions avaient suscité le courroux de Washington. Les Etats-Unis ont même menacé l'Allemagne de cesser leur coopération en matière de renseignement si Berlin ne chassait pas, comme eux, le groupe chinois des réseaux 5G.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 05/11/2019 à 14:50 :
Quels avantages et privautés doit on accorder à NOKIA pour que notre loser européen et ses 100 mille salariés puisse éviter de se noyer.
a écrit le 05/11/2019 à 14:15 :
L'Allemagne est soumise aux états unis et l'europe soumise à l'Allemagne, pourquoi jamais nos européistes hystériques ne parlent de cette vérité ? Bah d'un autre côté ils en parlent de si peu...

Le déclin c'est long, surtout vers la fin.
a écrit le 05/11/2019 à 13:40 :
haha
les chinois qui rigolaient a foutre le coup de pied au cul a tout le monde apres avoir recupere les technologies vont etre furieux de subir le meme sort

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :