Déploiement de la fibre : l'Arcep appelle les opérateurs à accélérer

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Sébastien Soriano, le président de l'Arcep.
Sébastien Soriano, le président de l'Arcep. (Crédits : Reuters)
Si les Français sont de plus en plus nombreux à pouvoir bénéficier de la fibre, le régulateur des télécoms demande aux opérateurs de se mobiliser davantage pour tenir leurs engagements de couverture.

Pas question de relâcher la pression. Ce jeudi, l'Arcep a profité de la publication de son enquête trimestrielle sur le déploiement et l'adoption de la fibre pour appeler les opérateurs à ne pas se relâcher, et à donner un coup de fouet à leurs investissements. Selon l'institution dirigée par Sébastien Soriano, côté abonnements, "le nombre d'accès en fibre optique de bout en bout [ou FTTH pour fibre jusqu'à la maison, NDLR] a crû de 50% en un an". "Au 30 septembre 2018, le nombre d'accès en fibre optique de bout en bout s'élève à 4,3 millions de lignes, soit +1,4 million un an", précise l'institution.

Du côté des déploiements de la fibre, l'Arcep constate que "les installations se poursuivent", mais "doivent accélérer davantage". "Sur les quatre derniers trimestres, 2,98 millions de locaux locaux supplémentaires ont été rendus raccordables au FTTH, dont 752.000 au troisième trimestre 2018", précise l'institution. Sachant qu'au 30 septembre 2018, "12.5 millions de locaux étaient éligibles aux offres FttH, soit une hausse de 31% en un an".

Orange et SFR doivent en faire plus

L'Arcep met également la pression sur Orange et SFR, qui déploient la fibre dans les villes moyennes et les zones moyennement denses.

"À la fin du troisième trimestre 2018, 43% des locaux des communes sur lesquelles Orange s'est engagé et 29% de ceux des communes sur lesquelles SFR s'est engagé ont été rendus raccordables, constate le gendarme des télécoms. Pour atteindre leurs objectifs, il est nécessaire que les opérateurs intensifient le rythme de ces déploiements."

Des propos qui sonnent comme un avertissement, puisque dans ces territoires, l'Arcep aura le pouvoir de sanctionner les opérateurs s'ils ne respectent pas leurs engagements de déploiements. "Pour rappel, la première échéance des engagements porte sur au moins 92% de locaux raccordables à fin 2020, le complément devant être 'raccordable à la demande'", avertit d'ailleurs l'Arcep.

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Commentaires
a écrit le 06/12/2018 à 14:28 :
pourquoi c'est orange et sfr qui doivent payer?
ils ont fait entrer free, y a des forfaits a 2 euros tout compris, ca a pas mal casse les marges chez les operateurs historiques qui ont deja des frais fixes.....
free se targue d'avoir 80% de marge, donc ils peuvent faire les investissements et offrir leurs reseaux aux autres
il serait temps de renvoyer l'ascenceur, non?
a écrit le 06/12/2018 à 13:49 :
Comme le matériel pour la ligne fixe va disparaitre des centraux téléphoniques, une fois tous fibrés partout partout, le matériel ADSL pourra être arrêté. Récupérer les paires cuivre, ça fait combien de tonnes de métal à recycler ? Trop dispersé, trop coûteux à faire.
On est censé voter une autorisation d'installation de fibre optique dans les copropriétés, pour prévoir le moment où, mais ici, chacun décidera, les lotissements, ça facilite les choses (ça passe par les "gaines" FTelecomm, y a des emplacements libres (trous dans les parois, visibles quand on soulève les plaques). Mais je leur en parlerai pour info à l'AG dans une semaine. En proche sud de Paris y a 15 ans on avait voté non, un opérateur proposait de fibrer les bâtiments mais en étant incontournable, exclusif ensuite. Ça serait gâcher que d'avoir trois fibres pour pouvoir choisir.

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