Ericsson : de bons résultats portés par la 5G

 |   |  407  mots
Ericsson a vu ses ventes s’envoler sur le marché américain.
Ericsson a vu ses ventes s’envoler sur le marché américain. (Crédits : Bob Strong)
L’équipementier télécoms suédois a enregistré un bénéfice net de 2,4 milliards de couronnes (230 millions d’euros) entre janvier et mars, contre une perte de 725 millions de couronnes un an plus tôt.

Longtemps malade, Ericsson semble sur le chemin du rétablissement. Ce mercredi, l'équipementier télécoms suédois a fait état d'un résultat net de 2,4 milliards de couronnes (230 millions d'euros) pour la période allant de janvier à mars. Une belle performance, sachant que le groupe avait essuyé une perte de 725 millions de couronnes un an plus tôt. Son chiffre d'affaires, lui, a augmenté de près de 13% à 48,9 milliards de couronnes.

Ericsson a vu ses ventes s'envoler sur le marché américain. Sur la période, celles-ci ont progressé de 43% par rapport au premier trimestre 2018. Elles ont été dopées par les investissements 4G et 5G des opérateurs. La marge brute ajustée (hors restructurations), indicateur privilégié de l'équipementier pour mesurer sa rentabilité, a atteint 38,5% au premier trimestre 2019 contre 35,9% en 2018, à la même période, grâce à une réduction des coûts.

Pas d'impact de l'affaire Huawei

La marge brute ajustée des réseaux, division qui génère deux tiers des revenus du groupe, s'est encore hissée au-delà des 40% lors du trimestre (43,2% contre 40,4% un an plus tôt). Toutefois, prévient le groupe, le déploiement de la 5G dans certaines régions d'Asie d'ici fin 2019 « aura une incidence négative sur la marge brute à court terme ». Ericsson revendique la place de leader mondial dans le déploiement des réseaux 5G.

A cet égard, il avait affirmé en début d'année ne pas avoir ressenti les effets des difficultés de son concurrent chinois Huawei dont les Etats-Unis et plusieurs pays d'Asie et d'Océanie ont interdit les équipements, soupçonnant qu'ils permettent aux renseignements chinois d'espionner les communications des pays qui utiliseraient ses services.

Pour le reste de l'année en cours, le groupe prévoit des coûts de restructuration de « 3 à 5 milliards de couronnes » - contre 8 milliards pour l'année 2018.

Par ailleurs, le PDG d'Ericsson, Börje Ekholm, a indiqué dans son rapport « coopérer » aux côtés de l'autorité boursière américaine, la Securities and Exchange Commission (SEC), et le département de la Justice des États-Unis (DoJ) dans le cadre d'une enquête sur des faits présumés de corruption.

Compte tenu de l'avancée des discussions, Ericsson indique qu'elles pourraient donner lieu « à des mesures financières et autres, dont l'ampleur et l'incidence ne peuvent être estimées ou déterminées de façon fiable pour le moment ».

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/04/2019 à 14:11 :
Ericsson un nom qui claque, et qui fleure bon la performance et le redressement rapide contrairement à NOKIA qui n'en finit pas de se restructurer avec en plus une com à gerber et des promesses de cinq G aux calendes. A quand un rachat du deuxième par le premier.
Réponse de le 18/04/2019 à 15:44 :
enfin des bonnes nouvelles et qui font monter...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :