Ericsson met un coup d’arrêt à ses activités en Russie
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'essor des reseaux 5g profite a ericsson au deuxieme trimestre
Aly Song
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'essor des reseaux 5g profite a ericsson au deuxieme trimestre
Aly Song
La guerre en Ukraine et la dégradation des relations entre l'Union européenne et Moscou ont des conséquences pour Ericsson. Ce lundi, le champion suédois des équipements télécoms a indiqué qu'il suspendait, pour une durée indéterminée, ses activités en Russie. Dans un communiqué, le groupe, qui est un fournisseur majeur de deux cadors des télécoms dans ce pays - à savoir le mastodonte MTS et le numéro quatre du secteur Tele2 - affirme vouloir placer ses 600 salariés russes en congés payés.
Ericsson annonce une provision de 900 millions de couronnes (87 millions d'euros) dans les comptes du groupe pour le premier trimestre, lesquels seront publiés ce jeudi 14 avril. « Environ un tiers de ce montant aura un impact sur les flux de trésorerie », précise l'équipementier. Les investisseurs n'ont pas tardé à réagir. A la Bourse de Stockholm, le cours d'Ericsson chutait de 1,48% en fin de matinée. Sachant que la Russie pèse un peu moins de 2% du chiffre d'affaires global du groupe.
Ce nouveau coup dur intervient alors que les nuages noirs s'accumulent au-dessus du géant suédois. Plusieurs actionnaires d'Ericsson sont aujourd'hui furieux que l'industriel ne se soit pas montré assez transparent concernant ses malversations en Irak, entre 2011 et 2019. Ce qui les a poussé, il y a peu, à tacler la direction, en ne les déchargeant pas de leur responsabilité juridique dans cette affaire. Les faits sont possiblement très graves : il y a aujourd'hui de forts soupçons concernant le versement de pots-de-vin à l'Etat islamique.
À lire également
Cette même affaire est également dans le viseur de la justice américaine. Et plus précisément du Département américain de la justice (DoJ). Il y a deux mois, l'institution a elle-aussi jugé qu'Ericsson n'avait pas fait preuve de toute la transparence nécessaire concernant l'affaire irakienne. Elle a qualifié d'« insuffisants » les éléments transmis par le groupe au terme d'une enquête interne. Or la possibilité que le DoJ s'attaque prochainement à Ericsson inquiète les marchés. Ceux-ci redoutent, in fine, qu'une telle procédure se solde par une importante amende, et mette le groupe en difficulté.