Ericsson en pleine tempête après avoir reconnu de possibles pots-de-vin à l’Etat islamique
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Börje Ekholm, le PDG d'Ericsson.
REUTERS/Eric Gaillard.
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Börje Ekholm, le PDG d'Ericsson.
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Ericsson est dans l'œil du cyclone. Le géant suédois des télécoms, numéro deux mondial du secteur, a révélé ce mardi soir les premières conclusions d'une enquête interne sur ses activités en Irak de 2011 à 2019. Celles-ci sont explosives. Elles révèlent « de graves violations » de ses règles de conformité légales et éthiques concernant la manière dont l'industriel a mené ses affaires dans ce pays.
Ericsson y est présent depuis la réouverture du marché des télécoms, après la levée de l'embargo des Nations unies. Le groupe affirme disposer de nombreuses preuves de « comportements répréhensibles liés à la corruption » de ses employés, vendeurs et fournisseurs. La liste de ces pratiques apparaît longue comme le bras :
Mais ce n'est pas tout. Ericsson suspecte que ses troupes ont possiblement versé des pots-de-vin, in fine à destination de l'Etat islamique, pour échapper à certains frais de douanes. L'enquête fait état de « paiements à des intermédiaires » liés à « l'utilisation d'itinéraires de transports alternatifs » afin de « [contourner] les douanes irakiennes ». Et ce, alors qu'à ce moment, « des organisations terroristes, dont l'Etat islamique, contrôlaient certains de ces routes »...
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Ericsson précise toutefois que ses investigations « n'ont pas pu déterminer les destinataires finaux de ces paiements ». A ce jour, « l'enquête n'a pas permis d'identifier qu'un employé d'Ericsson était directement impliqué dans le financement d'organisations terroristes », ajoute le groupe. Le géant suédois affirme avoir commencé à faire le ménage dans ses troupes. « Plusieurs employés ont été exclus de la société, et de multiples autres mesures disciplinaires et correctives ont été prises », précise-t-il. La sanction des marchés, elle, a été immédiate. Ce mercredi, le titre dégringolait de plus de 13% à la Bourse de Stockholm.