Fibre : Orange et l’Etat prêts à de nouveaux efforts pour sauver Scopelec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Des salariés de Scopelec ont manifesté à Lyon, le 28 mars dernier.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Des salariés de Scopelec ont manifesté à Lyon, le 28 mars dernier.
Reuters
C'est une avancée significative pour l'avenir de Scopelec. Ce sous-traitant d'Orange, spécialisé dans l'entretien et le déploiement des réseaux de fibre optique, est au fond du gouffre après la perte de gros contrats avec l'opérateur historique. Placé en procédure de sauvegarde le 17 mars dernier, Scopelec, lourdement endetté, risque un redressement judiciaire. Sa direction a annoncé, le mois dernier, un PSE de 800 emplois. Depuis des mois, son état-major négocie avec Orange et Bercy pour trouver une solution afin de limiter les départs et de se relancer.
Or la nuit dernière, le géant français des télécoms s'est dit prêt à de nouveaux efforts pour permettre à Scopelec de sortir la tête de l'eau. Aux 45 millions d'euros de « surcroît d'activité » sur 18 mois qu'il avait déjà mis sur la table, l'opérateur est désormais disposé à annuler une dette de 20 millions d'euros. Il s'agit, ici, des paiements effectués directement par Orange aux sous-traitants de Scopelec, lesquels n'étaient plus rémunérés par ce dernier depuis son placement en procédure de sauvegarde.
Cette nouvelle offre d'Orange a été favorisée par Bercy et le ministère de l'Industrie d'Agnès Pannier-Runacher. Selon son cabinet, la ministre a clairement demandé, ces derniers jours, à l'opérateur de « faire des propositions constructives à Scopelec ». Son objectif : éviter le scénario noir d'un redressement judiciaire, et privilégier celui d'un plan de sauvegarde, qui permettrait de limiter les départs à environ 450 employés, explique Bercy. Pour y arriver, l'exécutif veut « accompagner la restructuration financière de Scopelec, nécessaire à son redressement », ajoute le cabinet.
À lire également
En clair, l'Etat est prêt à s'asseoir sur une grande part des dettes du groupe à son égard, d'abord en tant que créancier (à hauteur de 15 millions d'euros), puis comme garant (pour environ 40 millions d'euros de prêt garanti par l'Etat). L'exécutif a, en outre, « donné son accord de principe quant à la suspension de l'exigibilité des charges fiscales et sociales jusqu'au mois de juin, au plus tard, afin d'accompagner la finalisation de l'accord ».