Huawei dégaine HarmonyOS pour se relancer dans les smartphones
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Huawei confirme la construction d'une usine dans l'est de la france
MATTHEW CHILDS
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Huawei confirme la construction d'une usine dans l'est de la france
MATTHEW CHILDS
Ce lancement était très attendu. Huawei a levé le voile, ce mercredi, sur son propre système d'exploitation. Baptisé HarmonyOS, celui-ci doit permettre au géant chinois des télécoms et des smartphones de rebondir sur le marché des terminaux, et de redorer son blason auprès du grand public. Huawei essuie de grave difficultés dans ce domaine. En mai 2019, l'administration Trump, qui accusait le groupe chinois d'espionnage pour le compte de Pékin, a signé un décret l'interdisant d'utiliser des technologies américaines.
Dans la foulée Google a coupé les ponts avec Huawei pour se conformer à ces nouvelles règles. Dès lors, l'industriel chinois a dû composer sans le système d'exploitation du géant américain, Android, qui équipait jusque-là tous ses terminaux. Un véritable coup de massue pour Huawei qui a vu, d'un coup, ses ambitions dans les smartphones menacées. C'est particulièrement vrai en Europe, où les applications et services de Google sont très prisés, voire essentiels.
HarmonyOS partagera avec Android certains composants librement réutilisables par tous les développeurs (open source). Mais Huawei en a profité pour aller plus loin que le système de Google. Le sien intègre la possibilité d'interagir avec les objets connectés, « un besoin auquel Android et iOS [le système d'exploitation d'Apple] n'ont pas répondu », a affirmé à des journalistes Wang Chenglu, le développeur d'HarmonyOS. « Avec HarmonyOS, nous n'allions pas simplement produire un autre Android ou iOS », a-t-il déclaré selon l'AFP, évoquant des « caractéristiques spéciales ». Les utilisateurs de smartphones HarmonyOS pourront, par exemple, accéder à des fichiers, des documents et autres contenus sur des ordinateurs, des téléviseurs ou des tablettes, a-t-il ajouté.
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Le véritable enjeu, pour Huawei, sera de convertir l'éventail le plus large possible des développeurs d'applications à HarmonyOS. Ce qui constitue un sacré défi. En outre, le groupe de Shenzhen ne pourra plus proposer à ses clients certaines des applications les plus populaires de Google, comme son navigateur ou encore Youtube.