La réalité virtuelle offre une seconde vie à Notre-Dame de Paris
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La nef de Notre-Dame, ici reconstruite en trois dimensions.
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La nef de Notre-Dame, ici reconstruite en trois dimensions.
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L'expérience est, disons le tout net, simplement bluffante et ne laisse pas indifférent. L'opérateur Orange et la société de production Amacilio ont levé le voile, ce mercredi, sous la Grande Arche de La Défense, sur un objet culturel d'un genre nouveau. Alors que Notre-Dame de Paris est aujourd'hui en pleine rénovation après le violent incendie du 15 avril 2019, ils offrent à la cathédrale une seconde vie, totalement numérique. Grâce à la réalité virtuelle, la société Emissive, spécialisée dans cette technologie, a rebâti le monument en trois dimensions avec une grande finesse et à différentes époques, de sa construction il y a plus de 800 ans jusqu'à nos jours.
Baptisée « Eternelle Notre-Dame », l'expérience est dite « immersive ». Après avoir enfilé son casque à réalité virtuelle et monté le son, le visiteur peut librement déambuler à différents endroits du monument, s'y déplacer, et l'observer comme s'il y était vraiment. Le résultat est saisissant. On oublie vite son équipement high tech pour se fondre dans le paysage et le monument. La sensation de vertige est bien présente, par exemple, lorsque l'on marche sur un échafaudage au cœur de la nef de la cathédrale.
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L'énorme avantage de la réalité virtuelle est surtout de pouvoir effectuer un grand saut dans le passé. L'expérience débute au Moyen Age, sur le parvis de la merveille, alors en pleine construction. On assiste, avec les premiers bâtisseurs, à la pose de certains éléments de la grande rosace. Plus tard, on déambule au milieu de « la forêt », la célèbre charpente de Notre-Dame, incroyable enchevêtrement de poutres, qui fût une des grandes victimes de l'incendie. Un moment après, nous voici devant une maquette du monument en compagnie d'un architecte, un certain Eugène Viollet-le-Duc. Celui-là même qui, au 19ème siècle, a restauré la cathédrale et l'a coiffé d'une majestueuse flèche, également partie en fumée. Le visiteur se retrouve ensuite tout en haut de la tour nord, mais de nos jours, après l'incendie. Il n'y a pas meilleur perchoir pour se rendre compte des ravages des flammes, qui ont emporté toute la toiture.
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