La vidéo, cet ogre du trafic Internet
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Grace à la fibre et aux connexions Internet à haut débit, les Français n'ont jamais été aussi friands de vidéos à la demande.
Reuters
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Grace à la fibre et aux connexions Internet à haut débit, les Français n'ont jamais été aussi friands de vidéos à la demande.
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Les contenus vidéos dominent la Toile. Ils monopolisent, aujourd'hui, les tuyaux des opérateurs télécoms à travers le monde. Dans une étude publiée en janvier dernier par le cabinet Sandvine, les flux vidéos représentaient l'an dernier près de 54% du trafic Internet. Comme le remarque l'Arcep, dans son dernier rapport sur l'état de l'Internet en France paru ce jeudi, « le contenu vidéo est aussi présent dans d'autres catégories de ce classement, comme les réseaux sociaux, qui constituent 12,69% du trafic global, les jeux en ligne (5,67%) ou les solutions de messagerie : WhatsApp, Zoom, Microsoft Teams ou Messenger (5,35 %) ».
D'après le régulateur, cette « part conséquente de trafic vidéo » s'explique par « la multiplication des sources de consommation de contenus ». L'Arcep évoque « la consommation audiovisuelle linéaire par internet, le replay, la vidéo à la demande avec abonnement, les réseaux sociaux, les échanges de vidéos dans des messageries instantanées, ou la généralisation des publicités sous format vidéo ».
Cette tendance, la France n'y déroge pas. « En effet, relève l'Arcep, les principaux fournisseurs de contenus sont Netflix, Youtube, Akamai, Facebook, et Amazon dont le contenu vidéo est consommateur en bande passante. » A eux-seuls, ces cinq géants représentent pas moins de 51% du trafic.

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Le trafic Internet, lui, continue de croître à toute vitesse. « Le trafic entrant vers les quatre principaux FAI [les opérateurs Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free, NDLR] en France à l'interconnexion est passé de plus 28,4 Tbit/s à fin 2020 à 35,6 Tbit/s à fin 2021, marquant ainsi une augmentation de plus de 25% en un an », souligne l'Arcep. En quatre ans, il a été multiplié par près de quatre.
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