Le gendarme de la sécurité informatique redoute un "cyber-Pearl Harbor"

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Guillaume Poupard, le directeur de l'Anssi, le gendarme français de la sécurité informatique.
Guillaume Poupard, le directeur de l'Anssi, le gendarme français de la sécurité informatique. (Crédits : Anssi)
Le directeur de l'Anssi, le gendarme français de la sécurité informatique, Guillaume Poupard, redoute une "succession d'attaques massives surprises", estimant que tous les éléments techniques sont réunis pour un "cyber-Pearl Harbor".

La France doit, selon lui, être plus que jamais sur ses gardes. Le directeur de l'Anssi, le gendarme français de la sécurité informatique, Guillaume Poupard, redoute une "succession d'attaques massives surprises", estimant que tous les éléments techniques sont réunis pour un "cyber-Pearl Harbor". "Nous redoutons et souhaitons éviter une succession d'attaques massives surprises. Tous les éléments techniques sont disponibles, il ne reste plus qu'avoir la volonté et d'allumer la première mèche", s'inquiète le directeur de l'Agence nationale de sécurité des systèmes informatiques, dans un entretien au Parisien, vendredi soir.

M. Poupard met en garde contre deux menaces, "le vol de renseignements" et le "sabotage""Le contexte géopolitique se dégradant, certains pays auront peut-être un jour la tentation de s'en prendre à nous avec des cyberattaques", prévient-il. Le patron de l'Anssi explique avoir "détecté des attaques d'acteurs étatiques, privés ou terroristes qui ne visent pas encore à détruire mais à s'installer et surtout à étudier les systèmes informatiques" dans trois secteurs importants: "l'énergie, les télécoms et les transports".

"Anticiper les attentats terroristes"

"Il faut par exemple anticiper les attentats terroristes qui impliqueraient dans 10 ans un avion dont le système a été piraté", poursuit-il. Le gouvernement français a par ailleurs annoncé vendredi son intention de renforcer "la sécurité des réseaux mobiles" pour prévenir toute tentative d'espionnage ou de sabotage sur la prochaine génération mobile 5G.

Cette proposition intervient dans un contexte de méfiance à l'égard du numéro un mondial des équipementiers, le chinois Huawei, et de craintes quant à un possible usage de ses équipements par les services de renseignements chinois, exprimées notamment par les Etats-Unis.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 28/01/2019 à 19:46 :
Dans un système ou 90% des utilisateurs sont scotchés à un seul système d'exploitation, ça me semble tout à fait possible, logique, voire probable.
Et pire encore quand même les sites officiels du gouvernement pour cause de développeurs séniles imposant des systèmes adobe flash pour tourner (adobe flash java créé par sun systèmes celui-ci a disparu années ,90, et adobe cherche à s'en débarrasser), nos pc et ceux de l"état sont dépendants d'une (m_____e) vérolée trouée perméable aux virus datant des années 80 on ne peut que trembler.
Il est loin le temps ou la France était n°2 mondial en informatique.
a écrit le 27/01/2019 à 16:14 :
Il redoute le pire mais il fonce dans le mur, quelle confiance doit on leur accorder?
Réponse de le 27/01/2019 à 21:31 :
Etes vous un expert en cybersécurité? Avez vous ne serait-ce une fois de votre vie analyser un réseau informatique? Je crains que vous ne ne soyez qu'un tonneau vide qui par nature font le plus de bruit et qui par les temps qui courrent disent tout et n'importe quoi sur les forums.Montrez nous votre génie. Eblouissez nous un peu.
a écrit le 27/01/2019 à 16:13 :
Ca se produira sans doute assez rapidement et la France et ses administrations dignes de Courteline...mais en ligne n'aura plus que ses yeux et sa nostalgie pour regretter son impréparation. Aujourd'hui l'Etat souffre d'illectronisme et se révèle incapable de seulement maîtriser les données dont il dispose, ne parlons pas de la RGPD, juste bonne à ennuyer à la marge les GAFAM
a écrit le 27/01/2019 à 10:04 :
Peut être tout simplement un orage solaire - ca sera sportif!
a écrit le 26/01/2019 à 18:12 :
C'est pour ça que la monnaie dématerialisée est une abération.
Après le passage du cyclone à Saint-Martin, les habitants ne pouvaient pas aller chercher de l'argent dans les distributeurs, s'il en restaient.
Après une attaque informatique d'empleur gigantesque, on ne peut pas payer par carte ni chercher de l'argent au distributeur.
Après une interruption générale de courant, on ne peut pas payer par carte ni aller chercher de l'argent au distributeur.
a écrit le 26/01/2019 à 18:05 :
Tant mieux, pourvu que ça arrive !
a écrit le 26/01/2019 à 17:34 :
ceux qui ont tout dans le cloud, et fonctionne uniquement en mode saas pour les logiciels vont avoir des soucis
c'est tres complique d'expliquer a des gens ce qu'il ne faut pas faire, surtout quand en face ils vous expliquent que tout va bien...
a écrit le 26/01/2019 à 17:07 :
Il n'a pas tort
Et la prochaine guerre mondiale sera une guerre éclair, minute et se déroulera ainsi :
- paralysie de tous les systèmes contrôlés par l'ennemi, c'est à dire 80% des réseaux IT et Telco.
- élimination physique de tous les acteurs clefs de la défense (identifiés depuis longtemps par l'intelligence)
- invasion massive

cherchez donc le pays qui cherche à tout contrôler, pirater et envoie ses étudiants/espions partout.
Réponse de le 27/01/2019 à 0:07 :
Voilà la liste est longue : Algérie, Turquie, Russie, Iran, Israël, Angleterre, Géorgie, Malaisie, Indonésie, Inde, Pakistan...etc.... J'en oublie peut être non??
a écrit le 26/01/2019 à 16:42 :
La société numérique, dématérialisée, vers laquelle nous pousse fortement le gouvernement et les grands financiers, n'est qu'un colosse aux pieds d'argile.
a écrit le 26/01/2019 à 16:33 :
L'erreur est humaine et c'est vrai que les humains ont quantité de défauts, de faiblesses, mais pour qu'ils produisent des dégâts ils leur faut un environnement ad'hoc.
Moins l'environnement est sophistiqué, moins ils peuvent commettre des catastrophes.
Avec les réseaux qui décuplent les possibilités, les capacités de nuisances sont incalculables.
Un réseau "ouvert" tel qu'il est avec l'Internet est l'assurance désastres.
C'est déjà le cas avec les fakes news, la manipulation de l'information, les arnaques nombreuses et diverses...la prochaine étape n'agira pas seulement sur les esprits, mais produira des effets physiques bien réels.

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