Mobile : les enchères 5G sont officiellement reportées

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« Les circonstances actuelles de crise sanitaire n’ont pas permis de conduire les préparatifs nécessaires à l’organisation matérielle de cette enchère », souligne l’Arcep dans un communiqué.
« Les circonstances actuelles de crise sanitaire n’ont pas permis de conduire les préparatifs nécessaires à l’organisation matérielle de cette enchère », souligne l’Arcep dans un communiqué. (Crédits : Sergio Perez)
Epidémie de coronavirus oblige, le régulateur des télécoms a confirmé, ce jeudi, que les enchères pour les fréquences dédiées à la prochaine génération de communication mobile n’auront pas lieu au printemps. Une nouvelle date sera décidée ultérieurement.

C'est fait. L'Arcep, le régulateur des télécoms, a indiqué, ce jeudi, que les enchères pour les fréquences 5G sont bien reportées. Celles-ci étaient prévues au printemps, le 21 avril exactement. Mais l'épidémie de coronavirus a bousculé le calendrier. « Les circonstances actuelles de crise sanitaire n'ont pas permis de conduire les préparatifs nécessaires à l'organisation matérielle de cette enchère », souligne l'Arcep dans un communiqué. L'institution se refuse à définir d'emblée une nouvelle date. « La date de tenue de l'enchère sera fixée par l'Arcep en fonction de l'évolution de la situation », précise-t-elle.

Pour rappel, dans le cadre du processus d'attribution des fréquences 5G, l'Etat met en vente 310 MHz de fréquences dans la bande des 3,5 GHz. Tous les grands opérateurs (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free) achèteront chacun un bloc de 50 MHz au prix fixe de 350 millions d'euros. Les enchères concernent, elles, un total de 110 MHz de fréquences. Ces dernières seront mises en vente par bloc de 10 MHz. Sachant qu'aucun opérateur ne pourra décrocher plus de 100 MHz de spectre. A La Tribune, l'Arcep précise que les opérateurs ne pourront utiliser leurs blocs à prix fixe de 50 MHz qu'une fois les enchères terminées.

Le calendrier d'arrivée de la 5G repoussé

Ce report des enchères repousse mécaniquement tout le calendrier d'arrivée de la 5G dans l'Hexagone. Pas sûr du tout, dans ces conditions, que les opérateurs soient en mesure de proposer une offre 5G dans au moins deux villes d'ici la fin de l'année, comme le souhaitait le gouvernement.

Si, pour les opérateurs, les enchères pour les fréquences 5G sont cruciales pour leur compétitivité dans les années à venir, elles le sont aussi pour l'Etat. De fait, le prix plancher pour l'intégralité du spectre a été fixé à 2,17 milliards d'euros. Une manne bienvenue pour les finances publiques en ces temps de disette budgétaire.

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Commentaires
a écrit le 03/04/2020 à 4:35 :
Oui il faut d'abord juguler le Corona virus et après on relancera le développement de la 5G en France et en Europe. Il faut absolument développer la technologie 5G en France et en Europe. Oui il nous faut dominer la 5G et ne pas laisser la Chine maître du monde.
a écrit le 03/04/2020 à 1:33 :
Reste à voir ou vont partir les 2,17 milliards acquis par la vente des fréquences.. avec le gouvernement/état français,on peut s'attendre au pire ou une mauvaise gestion.
Réponse de le 03/04/2020 à 14:29 :
Comme les 3875 Milliards d'eur de privatisations depuis 1986
( valeur en eur constant )
Et toutes les ventes de fréquences

instantanément englouties PAR L ETAT FR
( CIGALE ET IRRESPONSABLE EN FINANCES PUBLIQUES, DEPUIS MAI 81 )

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