La crise du coronavirus repousse le début des enchères 5G

La vente des fréquences 5G aux opérateurs rapportera un minimum de 2,17 milliards d'euros à l'Etat.
Sergio Perez

La vente des fréquences 5G aux opérateurs rapportera un minimum de 2,17 milliards d'euros à l'Etat.
Sergio Perez
L'épidémie de coronavirus vient chambouler le calendrier de la 5G. Le début des enchères visant à attribuer les fréquences dédiées à cette nouvelle technologie de communication mobile était prévu le 21 avril. L'Arcep, le régulateur des télécoms, devait le notifier mardi dernier aux opérateurs. Il ne l'a pas fait. Ce qui rend de facto la date du 21 avril impossible à tenir, en raison de l'existence d'un délai de prévenance vis-à-vis des Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free. Le sujet du début des enchères et de leur report a été discuté ce jeudi matin, lors d'une réunion du collège de l'Arcep. Interrogé à ce sujet, l'institution botte en touche. « L'Arcep communiquera en temps utile, nous dit-on. Pas avant la semaine prochaine. »
Les opérateurs, eux, ont déjà intégré la possibilité d'un report. C'est le cas d'Iliad, la maison-mère de Free. Ce mardi, lors d'un point presse de présentation des résultats 2019 du groupe, Thomas Reynaud, son DG, n'en faisait pas mystère. « Nous avons intégré le probable report de l'appel d'offres », a-t-il déclaré.
Si le report était important, alors les fréquences ne seront pas attribuées, comme prévu, au mois de juin. Ce qui ne permettra pas aux opérateurs de déployer la 5G début juillet, comme l'envisageait jusqu'alors l'Arcep. Pas sûr, dès lors, que les opérateurs soient en mesure de proposer une offre 5G dans au moins deux villes d'ici la fin de l'année, comme le souhaitait le gouvernement.
a été fixé à 2,17 milliards d'euros. Une manne bienvenue pour les finances publiques en ces temps de disette budgétaire.
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