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Nokia veut de nouveau réduire ses effectifs en France

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Pierre Manière

Publié le 15 janvier 2019 à 16:44 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:04

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Le géant finlandais des équipements télécoms a annoncé, ce mardi 15 janvier, la suppression de 460 postes dans l’Hexagone.

C'est un nouveau coup de massue pour les salariés de Nokia en France. Le géant finlandais des équipements télécoms a annoncé, ce mardi 15 janvier, qu'il allait supprimer 460 postes dans l'Hexagone, soit un peu moins de 10% de ses effectifs dans le pays. Dans un communiqué, Nokia explique que cette mesure émane du « plan d'économie mondial de 700 millions d'euros »  décidé par le groupe fin octobre dernier. Lequel vise, selon le communiqué, « à accélérer l'exécution de sa stratégie, à renforcer son approche client et à conserver sur le long terme une position dominante ».

Nokia précise que « la plupart des groupes d'activités et des fonctions centrales devraient être impactées ». Quant à la « mise en œuvre » de ces coupes d'effectifs, celle-ci « devrait se faire progressivement entre 2019 et 2020 ».

Le géant finlandais souligne que les activités de recherche et développement, ainsi que les trois filiales françaises (Nokia Bell Labs France, Alcatel Submarine Networks et Radio Frequency Systems) ne sont pas concernées par les suppressions de postes. Enfin, Nokia indique qu'il veut « autant que possible » privilégier les départs volontaires.

Troisième plan de restructuration depuis 2016

Dans le même communiqué, Thierry Boisnon, le président de Nokia France justifie cette décision en affirmant que « la maîtrise constante des coûts » est « vitale pour assurer la compétitivité de Nokia à long terme ».

« Les réductions d'effectifs sont des décisions très difficiles à prendre, mais nous ferons tout notre possible pour soutenir nos salariés et les accompagner », ajoute-t-il. Avant d'affirmer que« la France est un pays clé pour Nokia avec des effectifs importants et des centres d'expertise mondiaux sur des technologies d'avenir ».

Des propos qui ne rassureront probablement pas les 5.500 salariés de Nokia en France, qui vont affronter leur troisième plan de restructuration depuis 2016. Cette année-là, à la suite de son rachat d'Alcatel-Lucent, le groupe avait supprimé près de 400 postes. L'année suivante, Nokia a annoncé de nouvelles coupes d'effectifs à hauteur de 600 postes. Mais après négociations avec les syndicats, celles-ci ont été ramenées à 500 postes.

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La 5G pour se relancer

Dans un communiqué, la CGT déplore ces nouvelles suppressions de postes:

« Nokia veut encore augmenter sa rentabilité en poursuivant les délocalisations d'activités vers les pays low cost, peste l'organisation syndicale. Le groupe, obsédé par la masse salariale, supprime des emplois en France alors même que les services installés en Hongrie et ailleurs n'absorbent pas la charge de travail transférée lors du précédent plan. »

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Ces réductions d'effectifs en France interviennent alors que le groupe, à l'échelle mondiale, continue de souffrir. En octobre dernier, l'équipementier télécoms a publié de mauvais résultats au troisième trimestre 2018, marqués par une perte nette de 79 millions d'euros. Son chiffre d'affaires, de 5,46 milliards d'euros, a également baissé de 1% sur la période. Nokia mise sur l'arrivée de la 5G, la prochaine génération de communication mobile, pour se refaire une santé. Mais il doit ici faire face à la concurrence de rivaux féroces, comme le suédois Ericsson ou le chinois Huawei.

Pierre Manière

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