Pour Orange, la fusion avec MasMovil « change complètement la donne en Espagne »
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Stéphane Richard, le PDG d'Orange.
Reuters
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Stéphane Richard, le PDG d'Orange.
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A un mois de la fin de son mandat, Stéphane Richard, le PDG d'Orange, accroche un gros deal à son tableau de chasse. Ce mardi, Orange a annoncé que sa filiale Orange Espagne était entrée en négociations exclusives pour fusionner avec son rival MasMovil. Cette union accouchera d'une co-entreprise détenue à parts égales par Orange et les fonds propriétaires de MasMovil. Aux yeux de Stéphane Richard, ce mariage est « majeur et stratégique », a-t-il estimé cette après-midi, lors d'un point presse avec quelques journalistes.
« Cette opération change complètement la donne, pour nous, en Espagne », a-t-il renchéri. Après deux années de galère et de casse sociale dans ce pays, marqué par une forte concurrence et une violente guerre des prix, Orange espère, par cette voie, sortir la tête de l'eau. « Cette opération doit nous permettre d'accélérer le retour à la croissance en jouant à fond la carte de la taille, et de conforter de façon assez forte notre présence en Espagne », a précisé Stéphane Richard.
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Côté taille, la nouvelle entité, valorisée à plus de 20 milliards d'euros pour un chiffre d'affaire de 7,5 milliards d'euros, titillera Telefonica, l'opérateur historique espagnol. « Nous aurons même davantage de clients », souligne Stéphane Richard. Sachant qu'Orange et MasMovil disposent ensemble de 7 millions de fidèles dans l'Internet fixe, et de plus de 20 millions d'abonnés mobile. Cette force de frappe permettra à la nouvelle entité, aux dires du PDG d'Orange, « d'effectuer les investissements nécessaires pour couvrir le pays en fibre, et surtout en 5G ». La « beauté de cette opération », dixit Stéphane Richard, c'est qu'Orange ne va pas débourser de cash. C'est même MasMovil, dont la valorisation est un peu supérieure mais qui traîne une grosse dette, qui va lui signer un chèque. Orange ne souhaite pas, aujourd'hui, en préciser le montant.