SFR : plombé par la perte de ses abonnés, l'opérateur voit son activité reculer
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La dette de SFR a atteint 24,4 milliards d'euros au deuxième trimestre.
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La dette de SFR a atteint 24,4 milliards d'euros au deuxième trimestre.
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SFR perd encore des abonnés au deuxième trimestre. L'opérateur télécoms, filiale française du groupe Altice France, compte 343.000 abonnés mobile et 87.000 clients fixes de moins en trois mois, selon des résultats publiés ce jeudi. Déjà passé sous la barre des 20 millions d'abonnés mobile au premier trimestre, SFR compte désormais 19,624 millions d'abonnés sur ce segment et 6,227 millions de clients fixe.
Au deuxième trimestre de l'exercice, son chiffre d'affaires a baissé de 5,2% sur un an comparé à la même période, à 2,542 milliards d'euros, tandis que l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a diminué de 7,5%, à 913 millions d'euros, a détaillé la filiale française du groupe détenu par l'homme d'affaires Patrick Drahi.
La dette nette a atteint 24,4 milliards d'euros « à la fin du deuxième trimestre », alors qu'Altice France a fait de son désendettement l'un de ses objectifs pour l'exercice 2024. L'entreprise avait indiqué fin mars viser un niveau « approprié » d'endettement « bien en dessous » de 4 fois son Ebitda, contre plus de 6 fois actuellement.
Pour rappel, SFR avait déjà perdu 487.000 abonnés mobile et 77.000 clients box au premier trimestre. Son chiffre d'affaires avait alors baissé de 3,8% sur un an, à 2,564 milliards d'euros, tandis que l'Ebitda avait diminué de 6,5%, à 782 millions d'euros. Sur l'ensemble de l'année 2023, l'opérateur avait perdu 315.000 clients mobile et 158.000 abonnés box. La dette nette avait atteint 24,2 milliards d'euros au premier trimestre.
Dans sa stratégie de désendettement, Altice vend sa filiale Teads, spécialisée dans la publicité en ligne, à la société israélienne Outbrain, pour un milliard de dollars. Outbrain, spécialiste des liens sponsorisés affichés notamment sur les sites de grands médias, a annoncé début août avoir conclu « un accord définitif pour l'acquisition de Teads », société française créée en 2005 et rachetée en 2017 par Altice pour 285 millions d'euros.
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Le montant, de 920 millions d'euros, comprend un paiement initial de 725 millions de dollars en espèces, 25 millions en paiement différé, 35 millions d'actions ordinaires évaluées à 169 millions de dollars, et 105 millions de dollars d'actions privilégiées convertibles. La vente doit être finalisée au premier trimestre 2025.
Altice France s'est séparée récemment de sa branche médias (BFMTV, RMC), vendue au groupe CMA CGM du milliardaire Rodolphe Saadé pour 1,55 milliard d'euros, après avoir annoncé en novembre la cession de ses centres de données (« data centers ») à la banque Morgan Stanley, une transaction qui devait lui rapporter 530 millions d'euros.
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En parallèle de ses difficultés financières, Altice est aussi ébranlé depuis un an par un scandale de corruption impliquant Armando Pereira, dirigeant de la filiale portugaise et cofondateur du groupe. Mis en examen au Portugal, il est soupçonné d'avoir mis en place un réseau de fournisseurs douteux dans le but de détourner d'importantes sommes d'argent via la politique d'achats du groupe, ce qu'il conteste. Une enquête a également été ouverte en France en septembre par le parquet national financier.
(Avec AFP)
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