Télécoms : Altice (SFR) écope d’une amende de 75 millions d’euros
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Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire d'Altice (SFR).
Reuters
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Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire d'Altice (SFR).
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C'est une importante amende qui vient d'être infligée à Altice, la maison-mère de SFR. Le groupe de télécoms de Patrick Drahi a été sanctionné, ce jeudi, par l'Autorité de la concurrence à hauteur de 75 millions d'euros. L'institution de la rue de l'Échelle estime qu'Altice n'a pas respecté certaines obligation de déploiement de la fibre dans les zones très denses.
L'affaire remonte au rachat de SFR par Numericable (ex-Altice), en 2014. A l'époque, Numericable dispose d'un important réseau câblé, une technologie qui rivalise avec la fibre pour apporter de l'Internet fixe à très haut débit. Or, quelques années avant ce rachat, en 2010, SFR avait passé un contrat avec Bouygues Telecom, appelé contrat Faber, pour déployer des réseaux de fibre dans des zones très denses. Au moment du rachat par Altice de l'opérateur au carré rouge, l'Autorité de la concurrence avait identifié un risque que cet accord ne soit pas correctement honoré. Son inquiétude était qu'Altice cesse de déployer la fibre dans les territoires où il disposait déjà de réseaux câblés.
Pour « remédier à ce problème de concurrence », rappelle l'autorité dans son communiqué, celle-ci a demandé à Altice de prendre certains engagements au moment du rachat de SFR.
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Mais le groupe de Patrick Drahi n'a pas tenu ses promesses. En 2017, l'Autorité de la concurrence a, une première fois, constaté des retards de déploiement de la fibre dans les territoires déjà câblés. « De plus, ce manquement s'était accompagné d'une dégradation des conditions de maintenance du réseau, ce qui a pénalisé Bouygues Telecom », souligne l'institution. Elle a alors sanctionné Altice à hauteur de 40 millions d'euros. Cette amende a été assortie de « plusieurs injonctions » afin de s'assurer que l'opérateur de Patrick Drahi « s'abstienne de poursuivre ces comportements ».