Vaccins : Facebook répond à Biden et se défend de "tuer des gens"
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Dado Ruvic
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Le ton monte entre Facebook et la Maison Blanche. Vendredi 16 juillet, le président Joe Biden a accusé le réseau social de "tuer des gens" en permettant de véhiculer de fausses informations sur les vaccins contre le coronavirus. Samedi 17 juillet, le réseau social, dirigé par Mark Zuckerberg, s'est défendu en affirmant dans un post de blog, que les faits racontent une histoire différente.
"Nous avons employé des tactiques similaires au Royaume-Uni et au Canada, qui présentent des taux d'utilisation de Facebook similaires à ceux des États-Unis, et ces pays ont réussi à vacciner plus de 70 % des populations éligibles. Tout cela suggère qu'il y a plus que Facebook dans les résultats obtenus aux États-Unis", poursuit dans le post de blog Guy Rosen, le vice-président de la plateforme en charge de l'intégrité.
La désinformation sur le COVID-19 s'est répandue pendant la pandémie sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, Twitter et YouTube. Les chercheurs et les parlementaires accusent depuis longtemps Facebook de ne pas contrôler les contenus nuisibles publiés sur ses serveurs.
Inquiète de voir s'enliser la campagne de vaccination au moment même où la propagation du variant Delta provoque une recrudescence de cas, la Maison Blanche a nettement durci le ton contre les grands groupes technologiques, leur demandant de lutter davantage contre les fausses informations.
"Ils tuent des gens. Regardez, la seule pandémie que nous connaissons touche les non vaccinés", a déclaré vendredi Joe Biden à la presse qui lui demandait quel message il avait à transmettre à des plates-formes comme Facebook face à la diffusion de "fake news".
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Facebook estime, au contraire, avoir contribué au déploiement de la vaccination aux Etats-Unis.
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Le réseau social affirme également avoir participé à la lutte contre la propagation de fausses informations sur le sujet. "Depuis le début de la pandémie, nous avons supprimé plus de 18 millions de cas de désinformation sur le COVID-19", fait-il valoir.
(Avec Reuters et AFP)
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