Comment sauter dans le grand bain de la vente en ligne sans être noyé par Amazon ? Pour les petits commerçants forcés de fermer à cause du reconfinement, et qui n'avaient pas profité du premier confinement pour développer leurs outils en ligne, la vente en ligne devient une question de survie. Chance : de nombreux outils développés par des startups françaises existent pour aider les petits commerces à vendre en ligne, sans forcément se jeter dans la gueule de l'ogre Amazon, qui cannibalise une vente sur cinq en France sur Internet. Problème : ces solutions 100% françaises restent souvent inconnues au bataillon.
"Il faut éviter que le reconfinement, qui force de nombreux petits commerces à aller sur Internet pour survivre, profite surtout aux solutions américaines, comme cela avait été le cas lors du premier confinement quand les entreprises avaient massivement choisi Zoom, Microsoft Teams ou Google Meets pour leurs réunions en ligne alors qu'il existe des solutions françaises tout aussi efficaces", déplore Nicolas Brien, le directeur général de l'association France Digitale.
Alors que le Black Friday -deux semaines de soldes en ligne et en physique, traditionnellement en novembre- et surtout les fêtes de Noël approchent, le gouvernement a appelé les petits commerces obligés de fermer boutique à se numériser massivement. Et pour cause : seul un sur trois dispose d'un site marchand, d'après Bercy. En plus des 100 millions d'euros débloqués dans le cadre du plan de relance pour aider à la numérisation des TPE-PME, l'Etat lance jeudi 5 novembre un appel à projet pour identifier des solutions françaises pour aider les commerçants, artisans ou restaurateurs à créer un site Internet, déployer une solution de paiement en ligne ou encore leur proposer un service de livraison de proximité. Les solutions retenues seront "labellisées" si elles visent à "valoriser le commerce local" et si elles s'engagent à mettre leurs outils à disposition des commerçants "à titre gratuit ou à tarif préférentiel pendant une période définie".