D.Chuzeville « Les compétences du Conseil général impliquent la proximité»
Propos recueillis par Marie-Annick Depagneux
Propos recueillis par Marie-Annick Depagneux
Je ne vois pas comment nous aurions pu mener ces deux chantiers en même temps. La priorité d'aujourd'hui est de réussir la construction concomitante du Nouveau Rhône et de la Métropole. Cette scission nous la continuons et nous la continuerons bien. Ensuite, nous verrons dans quel sens nous pourrons faire évoluer le mode de gestion des conseils généraux en fonction du projet de loi. J'attends, avec impatience, d'en savoir plus.
Au départ, nous souhaitions que nos services centraux s'implantent de manière plus structurée sur Villefranche-sur-Saône, Brignais et peut-être dans la communauté de communes de l'Est Lyonnais. Suite aux déclarations du Président de la République et du Premier ministre concernant l'avenir des conseils généraux, il semblait difficile d'engager des investissements de plusieurs millions d'euros dans de nouvelles installations, pour une durée déterminée.
Nous avons donc suspendu nos contacts avec les mairies concernées pour acheter des bâtiments. La décision a été prise de maintenir l'intégralité des services centraux du nouveau Rhône, soit environ 300 agents, à l'Hôtel du département.
Les compétences du conseil général impliquent la proximité. D'où la création des Maisons du Rhône qui sont implantées dans chaque canton et qui ont fait école ailleurs. Nous nous adressons à des gens, souvent en grandes difficultés, qui ont besoin d'un guichet, au plus près, et de personnes à leur écoute. Dans l'éventualité de transferts aux Régions, celles-ci devront conserver des antennes de proximité.
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Dans le cas de transferts aux intercommunalités, la question des moyens se posera. Les ressources ne sont pas à la hauteur des dépenses lesquelles, en matière sociale, sont orientées à la hausse. Ainsi le budget du RSA augmente de 3 millions de plus, chaque mois, du fait de la situation économique.
Propos recueillis par Marie-Annick Depagneux