À Lyon, une nouvelle grève massive frappe les transports en commun
Anne Taffin et Emma Rodot
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Ce 8 septembre, les principaux syndicats des transports en commun lyonnais ont appelé à faire grève suite à des revalorisations salariales jugées insuffisantes. Plus de la moitié des lignes de bus, tram et métros étaient perturbées ce matin.
ER/La Tribune
À peine les vacances terminées, les syndicats des deux principaux gestionnaires des transports en commun lyonnais ont engagé une grève massive ce lundi 8 septembre pour dénoncer des salaires « insuffisants ».
Ce lundi 8 septembre à Lyon, le temps pluvieux est au diapason avec la morosité des conducteurs de bus, de tramways et de métros lyonnais. L'ensemble des principaux syndicats (CGT, CFDT, Unsa et FO) des deux principaux gestionnaires du réseau - Keolis et RATP Dev - avaient signé un préavis de grève début septembre, espérant alors une mobilisation « massive ». Cette unité des syndicats au sein des deux entités qui se partagent le gâteau des bus, des tramways et des métros depuis le 1er janvier 2025, témoigne d'un malaise profond et surtout partagé. Tout comme l'ampleur de cette mobilisation qui touche plus de la moitié des transports, tous modes confondus.
Les fortes perturbations rencontrées ce lundi matin confirment d'ailleurs l'ampleur du mouvement. « Ce niveau de mobilisation est exceptionnel et démontre la gravité du malaise social. Les chauffeurs de tram et les régulateurs sont épuisés », confirme Kamel Khamassi, secrétaire du syndicat FO RATP Dev Lyon, à ActuLyon.
Des agents TCL orientent les voyageurs en gare de Lyon Part-Dieu (Crédits : ER/La Tribune)
Des agents des Transports en commun lyonnais (TCL) renseignent les voyageurs démunis à l'arrêt de tramway de Lyon Part-Dieu. Crédits : ER/La Tribune.
Revendications salaires et allotissement
Ce nouvel allotissement, souhaité par le Sytral, fait d'ailleurs partie des éléments qui ont alimenté la colère des syndicats et des conducteurs, au même titre qu'une revalorisation des salaires, jugée « insuffisante ».
Une grève d'autant plus impressionnante qu'elle fait écho à celle du 23 juin, qui avait mobilisé plus d'un millier de conducteurs de bus (sur les 3 000 que compte Keolis) à la suite de négociations salariales qui s'étaient soldées par une proposition de revalorisation des salaires à hauteur de 1 %. Un montant clairement jugé insuffisant face à la demande de 7 % formulée par les syndicats. Ce qui conduit à un renouvellement de la grève ce 8 septembre, à laquelle s'ajoutent les conducteurs de trams et de métros.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.