Près de quinze ans après le début des négociations, la France et la Suisse annoncent avoir signé, ce 4 septembre à Genève, deux accords visant à renforcer la coopération binationale sur la gestion des eaux du Rhône et du lac Léman.
En 2023, la Suisse s'était dite « prête à négocier » avec la France sur la gestion des eaux du lac Léman et des eaux du Rhône. Un pas en avant attendu de la part de la Confédération helvétique, alors que l'Hexagone n'a que peu voix au chapitre concernant le débit du fleuve qui traverse son territoire.
Seul un droit de tirage sur les eaux du Léman - dans lesquelles passe le Rhône - est contractualisé. Ses cotes, à savoir ses niveaux minimal et maximal, sont ainsi régies par un accord de gestion entre les trois cantons suisses de Genève, du Valais et de Vaud.
Près de quinze ans plus tard, les deux États ont réussi à s'entendre. Ils viennent d'annoncer que deux accords de coopération sur la gestion des eaux du Rhône et du lac Léman ont été signés, ce jeudi 4 septembre, à Genève.
L'annonce de ce double accord, qui « équilibrera » davantage cet encadrement, est une bonne nouvelle, se réjouit Martial Saddier, président du conseil départemental de la Haute-Savoie et du comité du bassin Rhône-Méditerranée. Et ce, dans un contexte où le changement climatique oblige déjà à repenser les besoins et la gestion de la ressource en eau.
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Un premier accord, portant sur la régulation des eaux du Léman, prévoit ainsi « un dispositif binational » avec des « cellules franco-suisses de gestion de crises qui seront activées dès lors que certains seuils quantitatifs seront dépassés ou menaceront d'être dépassés, qu'il s'agisse du niveau du lac ou du débit du Rhône », a expliqué le ministre délégué chargé du Commerce extérieur et des Français de l'étranger, Laurent Saint-Martin, selon l'AFP.