Paul Raguenès, galeriste dans le « Lower East Side » lyonnais
Anne Bideault
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"A Lyon, il y a beaucoup d'outils institutionnels ou associatifs pour promouvoir l'art contemporain, mais comparé à d'autres villes de même taille, comme Amsterdam ou Turin, il y a peu de galeries privées" explique Paul Raguenès fondateur de la galerie SNAP, rue de la Thibaudière dans le 7eme arrondissement de Lyon.
Alors que la plupart des galeries sont implantées sur les Pentes de la Croix Rousse, autour de Bellecour ou - plus récemment - à la Confluence, il garde en tête les exemples de Lower East Side à New York, de Belleville à Paris, ou de Marrickville à Sidney. Il a choisi le 7e arrondissement pour son atmosphère branchée « berlinoise ».
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Les premiers mois sont empreints d'inquiétude : les jours où personne ne pousse la porte de la galerie, quand les rares ventes ne couvrent pas les frais, « on ne sait pas trop où l'on va ». Pour se faire connaître, il multiplie les soirées à thèmes, les petits-déjeuners. Depuis le printemps, il reçoit entre quinze et vingt personnes par jour et commence à espérer dépasser les pronostics de son comptable, à savoir 120 000 euros de chiffre d'affaires pour la première année. Ce qu'il propose est d'une « abstraction assez radicale, parfois expérimentale, qui touche parfois à l'art minimaliste ou conceptuel ». Une ligne qu'aucune autre galerie à Lyon ne défend :
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