Lyon Saint-Exupéry : les élus veulent plus de vols
Jean-Baptiste Labeur
Jean-Baptiste Labeur
La semaine dernière, les décideurs économiques étaient montés au créneau pour demander l'ouverture de droits au trafic supplémentaire à Lyon Saint-Exupéry. Ce vendredi, les élus en ont remis une couche, lors de
Dans l'optique de la privatisation, le président de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne et le président du Grand Lyon, Gérard Collomb n'ont pas manqué de rappeler la position des trois collectivités locales, actionnaires de la société Aéroports de Lyon pour un total de 15 %.
"Il faut que cesse la centralisation de l'aviation dans notre pays. C'est une condition du développement de notre aéroport", insiste Jean-Jack Queyranne. Élus et acteurs économiques reprochent à l'État et la DGCA de "protéger" Air France en restreignant les droits au trafic aux compagnies étrangères. Depuis 2013, la compagnie nationale a reculé de 11 % à Saint-Ex. A contrario, par exemple, Emirates souhaiterait pouvoir déployer sa ligne Lyon-Dubaï 7 jours sur 7 contre 4 aujourd'hui. "Lyon Saint Exupéry s'est développé avec les compagnies étrangères et le lowcost", souligne Jean-Jack Queyranne, rappelant que Paris représente 90 millions de passagers quand Lyon n'en réalise 8,5 millions. Mais pour Philippe Grillot, actuel président de la CCI de Lyon, 2e actionnaire d'Aéroports de Lyon : "l'État reste le seul maitre du jeu".
Pour les élus politiques, sur le fond, la privatisation n'est pas en soi une hantise. Quant au risque que l'investisseur choisi soit étranger, Jean-Jack Queyrane tempère également :
Dans le cahier des charges du futur appel d'offres, les collectivités demandent néanmoins l'existence d'un droit de véto pour les décisions stratégiques qui concerneront l'avenir de l'aéroport.
À lire également
La valeur d'Aéroports de Lyon est estimée, pour la fourchette basse, à 600 millions d'euros et 800 millions pour la fourchette haute. Dans le processus de privatisation, l'État opterait pour la cession de 49,9 % du capital, sur le même modèle que pour Toulouse Blagnac. Actuellement, il détient 60 % du capital, la CCI de Lyon en possède 25 %, la région Rhône-Alpes, le Grand Lyon et le département du Rhône 5 % chacun.
Jean-Baptiste Labeur
Budget de l'aéroport de Saint-Étienne : les opposants enfoncent le clou et saisissent la justice
Transport de marchandises : le service de ferroutage entre la France et l'Italie vacille
Congé parentalité : à Grenoble, la bataille juridique mènera jusqu'au Conseil d'Etat
TPE-PME : les experts-comptables évoquent le spectre d'une récession en Auvergne-Rhône-Alpes