Bernard Rivalta, le crépuscule de l'ex président du Sytral
Romain Charbonnier
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Bernard Rivalta n'est plus président du Syndicat mixte des transports en commun de l'agglomération lyonnaise (Sytral) depuis quatre mois. Le 4 février dernier, le Conseil d'État confirmait l'annulation des élections municipales de Vénissieux de mars 2014 - après une première décision du tribunal administratif de Lyon invalidant le scrutin -, considérant que des irrégularités sur une liste d'extrême droite présente au second tour en avaient faussé les résultats. Le Conseil d'État estimait que « cette manœuvre, compte tenu du nombre de voix obtenues par la liste "Vénissieux fait front" et des écarts de voix entre les trois autres listes présentes au second tour, portait atteinte à la sincérité du scrutin dans son ensemble et justifiait l'annulation de l'intégralité des opérations électorales ».
Une décision très commentée en particulier par la maire communiste Michèle Picard, fraîchement élue au second tour lors de la triangulaire de mars 2014 : « Seule l'élection des deux conseillers fautifs aurait dû être annulée », estimait-elle. Les Vénissians ont donc été rappelés à voter, à la fin du mois de mars, pour élire leur nouveau maire. Sans trop de surprise, au soir du 29 mars, la maire sortante a retrouvé son poste de premier magistrat, réélue avec 42,8 % des voix, devant l'UMP, le FN et le PS.
Et malgré la situation particulière, une fois encore, personne n'aura réussi à faire tomber le vieux bastion communiste, sauf que derrière cette histoire rocambolesque, ces élections partielles auront fait une victime. Et pas n'importe laquelle : Bernard Rivalta. Grand perdant de cet épisode électoral. À l'âge de 68 ans, l'homme fort du Sytral, élu à Vénissieux ainsi qu'à la Métropole, vient de tout perdre. Le plus important revers de ses 40 années de carrière.
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Il a ainsi fait les frais de la décision du Conseil d'État de convoquer de nouvelles élections municipales à Vénissieux, mais surtout, des tractations avortées entre le PCF et le PS pour mener une candidature unique - qui à ses yeux, était la plus appropriée pour faire barrage à la droite et à l'extrême-droite. Les cartes rebattues, Bernard Rivalta « ne souhaitera finalement pas s'engager dans ces conditions », dira-t-il, et sera contraint et forcé d'abandonner ses mandats politiques, mais surtout simultanément de se mettre en congés de la présidence du Sytral. Gérard Collomb, président de la Métropole de Lyon et fidèle ami, le remplacera en urgence.
Romain Charbonnier
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