Vins : le Tricastin séduit à nouveau les négociants
Aurélien Tournier
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Le département de la Drôme propose une riche palette de vins : vins tranquilles, effervescents ou encore AOC. Si l'on connaît davantage les Côtes du Rhône (dont font parties Hermitage, Crozes-Hermitage ou encore Vinsobres), d'autres appellations méritent d'être connues, telle celle de Grignan-les-Adhémar. Au sud du département, elle s'étend sur 21 communes.
La culture de la vigne ne date pas d'aujourd'hui. Les premiers ceps furent en effet plantés dès le Ve siècle avant Jésus-Christ par les Phéniciens. Les Romains firent de cette région l'un des pôles viticoles de la Gaule antique et médiévale, le Rhône servant alors d'axe de communication. Une ferme viticole découverte à Donzère - datant du 1er siècle après Jésus-Christ - atteste d'ailleurs de cette installation. Mais dans la période contemporaine, la viticulture y prendra son essor dès les années 1960. Le vin a obtenu son classement en VDQS (vin délimité de qualité supérieure) en 1964, puis l'AOC (appellation d'origine contrôlée) en 1973.
Ce n'est toutefois qu'en novembre 2010 que ces vins prirent le nom de "Grignan-les-Adhémar". En effet, l'appellation s'appelait auparavant "Côteaux du Tricastin". Et pour les vignerons, le terme "Tricastin" rimait avec la centrale éponyme implantée non loin de là. Un préjudice alors important en terme d'image, surtout quand il s'agit de promouvoir des vins de terroir. Le nouveau nom privilégie l'Histoire et notamment une famille qui a régné pendant plusieurs siècles sur la Drôme provençale. L'histoire des Adhémar est par ailleurs liée étroitement à celle de Grignan. La marquise de Sévigné, mère de la comtesse de Grignan, y ayant souvent séjourné.
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C'est justement dans cette ville qu'est basé le siège de l'organisme de défense et de gestion Grignan-les-Adhémar. Selon Henri Bour, président de ce syndicat de vignerons, une nouvelle politique a également été mise en œuvre depuis cinq ans. Un comité de dégustation - réunissant des experts indépendants - a été mis en place en son sein, dans une démarche de qualité. Le cahier des charges a également été modifié auprès de l'INAO. Les encépagements de syrah et de viognier sont accrus (30 % minimum par exploitation pour les rouges et les blancs). "Avec ces changements, les vins arborent ainsi une identité commune et un style qui se rapproche", indique Henri Bour.
Aurélien Tournier
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