Truffe : le nord de la Drôme vise la première IGP de France
Aurélien Tournier
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Certaines régions sont réputées pour leurs truffes, à l'instar du Périgord ou encore le sud du département de la Drôme. Des marchés très prisés des professionnels s'y déroulent d'ailleurs régulièrement, tel celui de Richerenches (Vaucluse). Mais l'on connait beaucoup moins les truffes de la Drôme des collines. Des écrits font pourtant état de leur qualité et leur réputation dès le XIXe siècle. Des diamants noirs que le syndicat des producteurs de truffes du secteur compte bien valoriser.
Depuis plusieurs semaines, ces derniers sont d'ailleurs présents sur les marchés et lors des fêtes agricoles de la région. Leur but : faire connaître les truffes de la Drôme des collines. On en récolte cinq variétés, dont la tuber melanospoum, la truffe noire très appréciée des gourmets. Si la valorisation dans la Vallée du Rhône est pour le moment le premier objectif, de plus grandes agglomérations sont aussi envisagées telles Lyon ou encore Paris.
Il y a quelques mois, le syndicat a même décidé de demander une IGP auprès de l'INAO (Institut national des appellations d'origine). Selon le syndicat, la truffe de la Drôme des collines a en effet des caractéristiques liées au terroir qui lui sont propres (aspect, densité, parfum, maturité).
Un cahier des charges est ainsi en train d'être élaboré, où figure également des formations ainsi que des contrôles entre producteurs.
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La demande de cette IGP serait en tout cas une première en France, si elle aboutissait. Si beaucoup de personnes connaissent en effet la "truffe du Périgord", il ne s'agit pas d'une certification mais d'un nom générique, qui concerne une variété qui peut être cultivée ici ou là. "C'est la même chose pour le chou de Bruxelles", souligne un technicien de la fédération départementale des trufficulteurs du Périgord.
Aurélien Tournier