Bois-énergie : un laboratoire innovant en Drôme-Ardèche
Aurélien Tournier
Aurélien Tournier
Depuis 1994, Fibois assure la promotion et l'animation de la filière bois en Ardèche et Drôme. Aujourd'hui, l'inter-profession souhaite accroître l'usage du bois sous toutes ses formes afin renforcer et de créer des marchés qui permettront de dynamiser l'activité. Trois axes majeurs sont ainsi développés pour y parvenir : le développement de l'utilisation des essences locales (pin noir, pin sylvestre, châtaignier, etc.), la promotion de l'utilisation du bois dans la construction, ainsi la promotion et la structuration de la filière d'approvisionnement en bois énergie. Un laboratoire dédié concernant ce dernier a d'ailleurs été lancé en septembre dernier. Celui-ci est implanté dans les locaux de l'Ineed, au sein de l'écoparc Rovaltain (Drôme).
Le fruit d'une réflexion menée il y a voilà deux ans, qui a notamment pu voir le jour grâce aux concours des conseils départementaux de la Drôme et de l'Ardèche, de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), ainsi que de la Caisse d'Epargne Loire-Drôme-Ardèche. Car l'investissement s'élève en effet à près de 60 000 euros, dont 50 % financé par Fibois. Les différentes machines dont l'inter-profession a fait l'acquisition permettent ainsi de mesurer l'humidité, la masse volumique, la granulométrie, le pouvoir calorifique, le rendement de combustion réel des appareils de chauffage ou encore le taux de cendres.
La structure mène aussi des recherches et peut aussi apporter son expertise sur le terrain.
Quand d'autres laboratoires peuvent communiquer les résultats dans un délai de deux à trois semaines minimum, celui-ci ne transmet ses données que trois jours plus tard. Un atout de plus. Aujourd'hui, les contrôles effectués concernent principalement la région Rhône-Alpes (près de 80 %). Mais d'autres acteurs, implantés dans d'autres régions telles l'Alsace, la Picardie ou encore Midi-Pyrénées, s'appuie peu à peu sur ce nouveau dispositif.
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Pour l'heure, deux personnes polyvalentes se relaient afin de faire vivre ce laboratoire. Mais reste l'idée de créer un poste dédié, à temps plein. Parmi les autres objectifs à long terme, celui de se faire accréditer par le Cofrac, qui validera ainsi la viabilité de l'installation.
Aurélien Tournier
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