Lyon confirme ses excellentes performances en immobilier tertiaire
Françoise Sigot
Françoise Sigot
Voilà encore une année où le dynamisme lyonnais en matière d'immobilier tertiaire ne se sera pas démenti. Mise à part la demande placée en locaux d'activité qui s'affiche en repli, la logistique comme le bureau et surtout les investissements atteignent, en 2015, des niveaux records. Et tous les indicateurs sont au vert pour que cette situation perdure.
La plus belle performance du marché tertiaire est à chercher du côté des investissements. Près d'1,3 milliard d'euros a été investi l'an dernier dans l'agglomération. Bien au-delà des 874 millions investis en 2013. Il faut remonter à 2007 pour trouver pareille performance puisque l'année d'avant crise avait vu s'échanger pour 1,1 milliard d'actifs immobiliers.
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Reste que même sans ces deux belles signatures, le marché de l'investissement se porte bien.
Comme toutes ces dernières années, le marché des bureaux reste le plus dynamique. La demande placée progresse de 12 % pour s'établir à 272 153 m² placés. Pour la deuxième année consécutive, Gerland est le quartier où il s'est signé le plus de marchés. Cap Gemini, EDF et RTE font partie des gros deal qui permettent à ce quartier du 7e arrondissement de se tailler la part du lion, alors que la Part Dieu se place en deuxième position.
Cette demande soutenue reste sans conséquence démesurée sur les prix. Les loyers les plus hauts constatés sur des immeubles de grande hauteur de la Part Dieu se négocient à 295 euros. Hors Immeuble de grande hauteur (IGH), il faut compter, à la Part Dieu, aux alentours de 250 euros dans le neuf. Plus globalement, le loyer moyen dans le neuf est de 195 euros du m². Il est de 156 euros dans l'ancien. Enfin, le stock augmente de 20 % à 456 000 m².
Pour la première fois depuis trois ans, la demande placée en logistique franchit la barre des 300 000 m². Elle s'établit précisément à 382 500 m² en hausse de 28 %."24 transactions ont été signées l'an dernier contre une quinzaine en 2014", précise Olivier Durif. La conséquence est implacable : jamais les stocks n'ont été aussi bas (260 000 m² disponibles dont 9% de neuf) et les professionnels ne cachent pas leur inquiétude face à cette rareté de biens.
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Reste les locaux d'activité, segment du marché tertiaire le moins en forme.
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Cela étant, les valeurs locatives à la vente augmentent. Il faut désormais débourser 82 euros dans le neuf et 53 euros dans l'ancien pour louer un mètre carré de locaux d'activité. À l'achat, le neuf se négocie en moyenne à 970 euros le mètre carré et l'ancien à 563 euros. Quel que soit le segment, le marché immobilier lyonnais reste donc très dynamique, avec des perspectives positives.
Françoise Sigot
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