Un nouvel Opac dans le paysage métropolitain lyonnais
Françoise Sigot
Françoise Sigot
Un temps avait été évoqué un rapprochement entre les trois Opac de la métropole lyonnaise, tout au moins des mutualisations entre certains. Au final, c'est bien un nouvel Opac qui est né de la scission du patrimoine de l'Opac du Rhône. Lequel conserve ses attributions sur le nouveau département, tandis que le nouveau-né baptisé "Lyon Métropole Habitat (LMH)" est actif sur le territoire de la Métropole, aux côtés donc, de Grand Lyon Habitat et Est Métropole Habitat.
Il gère ainsi quelque 32 000 logements implantés sur 57 des 59 communes qui forment la Métropole. Un acteur de premier rang qui s'est battu pour son indépendance.
Cela étant, cette naissance s'est accompagnée de la création d'un pôle habitat au sein de la Métropole qui doit assurer la coordination entre les trois offices de l'agglomération et faire en sorte que les bonnes pratiques puissent être partagées et échangées.
Porté sur les fonts baptismaux en janvier 2015, Lyon Métropole Habitat entre véritablement dans une phase opérationnelle.
Place désormais à l'action avec un atout de poids. "Nous sommes le seul office public de la Métropole à disposer de la compétence de l'aménagement", fait valoir le DG de Lyon Métropole Habitat.
En la matière, les chantiers sont nombreux. À Saint-Priest, LMH est engagé dans l'aménagement, en plein centre-ville, d'un espace de 13 hectares sur lequel des logements, mais aussi des voiries et des espaces publics verront le jour. À Bron, LMH entamera, en 2018, l'aménagement de plus de 15 hectares sur l'ancien site de la caserne Raby, pour faire émerger un quartier complet.
L'autre mission de LMH est bien évidemment de gérer les quelque 32 000 logements de son parc immobilier, mais aussi plus de 500 commerces et d'assurer les relations avec 65 000 locataires. Si les fonctions classiques d'entretien et d'attribution de logements restent une priorité, le nouveau bailleur social entend les mener en accompagnant au mieux les mutations de la société.
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Le vieillissement des locataires est d'ailleurs un des thèmes sur lesquels LMH va particulièrement travailler pour pouvoir ensuite échanger son expérience avec ses homologues dans le cadre du Pôle Habitat de la Métropole.
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Mais, au-delà du vieillissement, LMH va faire en sorte de satisfaire tous les besoins en logement, des étudiants aux seniors. Et ce en s'adaptant aussi aux attentes et aux revenus de chacun, notamment en permettant à ceux qui le souhaitent, et qui n'ont pas les moyens d'acheter dans le parc privé, d'accéder à la propriété. Pour relever le défi, le cap est mis sur une production annuelle d'environ 500 logements.
Françoise Sigot