Auvergne, l’empreinte digitale
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Non, l'Auvergne n'est pas seulement un grand plateau de fromages et une fabrique mondiale de pneus ! Loin des images surannées, cette zone rurale et attachée à ses traditions a également appris à surfer sur la vague de la net-économie. Et ce, dès les années 1990...
Par nécessité d'abord, tant l'enclavement géographique a souvent laissé le territoire sur le bord de la route. Il fallait bien trouver la parade pour rester dans la course. Par volonté politique ensuite : certains élus − plus visionnaires que d'autres − ont très vite compris que l'avenir de l'Auvergne passerait par les nouvelles technologies, dans le domaine économique bien sûr, mais aussi éducatif et médical.
Aujourd'hui, la filière numérique auvergnate est portée par plus de 900 entreprises (ou 1 200, selon le mode de recensement). Elle emploie quelque 7 000 personnes pour un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros en 2014. De plus, le territoire auvergnat est le seul à abriter six des plus grandes SSII nationales et internationales (Accenture, Atos Origin, Capgemini, CGI, Sopra et IBM).
Elle compte, parmi ses startups, quelques pépites reconnues dans le monde entier. Un cluster numérique et 1 700 chercheurs sont également rattachés à la filière. Sans oublier le label French Tech en préparation, l'ouverture imminente du premier « Quartier numérique » à Clermont-Ferrand et le développement de la spécialisation de la région vers la S3 (Smart Strategy Specialization). Comme une évidence, la révolution digitale en Auvergne est en marche.
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Paradoxalement, c'est le Cantal, département du sud du territoire, qui fut l'un des précurseurs en France en matière de TIC. Là où les têtes de bétail sont plus nombreuses que les habitants, on a saisi très tôt l'intérêt des nouvelles technologies. Question de survie.
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