La sécurité de l'Euro à l'épreuve des attentats
Françoise Sigot
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Du 10 juin au 10 juillet, la France accueillera l'Euro 2016 de football. Bien décidés à ce que cet événement festif ne se transforme pas en théâtre d'attentats, les organisateurs mettent l'accent sur la sécurité.
La tâche est délicate notamment pour les villes, puisqu'il s'agit de sécuriser les stades, mais aussi les infrastructures de transports par lesquelles transiteront supporters et équipes et surtout les fameuses "Fan Zone", ces espaces au sein desquels les amateurs de ballon rond pourront se rassembler pour voir les matchs et participer à moult animations.
Alors que certains élus de l'opposition, à l'image du député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, s'interrogent sur l'opportunité de maintenir ces "Fan Zone", à Lyon et à Saint-Étienne, personne n'envisage - pour l'instant - un Euro sans ces lieux de rassemblement. Les conditions sont toutefois posées.
Depuis l'annonce de la compétition, les deux villes rhônalpines planchent sans relâche sur la sécurité. Chacune à aujourd'hui défini une organisation, mais depuis la réunion du comité de pilotage sur la sécurité de la compétition européenne, présidé par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui s'est réuni, le 22 mars, place Beauvau, la liste des exigences s'allonge et, avec elle, la facture.
À Lyon, en revanche, on a déjà chiffré certains surcoûts.
Des surcoûts difficiles à assumer pour les communes dont le budget est déjà impacté par la baisse des dotations et la hausse du point d'indice sur la rémunération des agents.
Françoise Sigot