Bosch Vénissieux : reconversion en vue pour l'usine diesel avec la startup BoostHEAT
Marie-Annick Depagneux
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La reconversion de l'usine Bosch diesel de Vénissieux se confirme. Ce jeudi matin devant le comité de réindustrialisation du site puis, l'après-midi, devant le personnel réuni en assemblée générale, Heiko Carrie, le PDG de Bosch France*, doit annoncer la validation d'un accord de principe avec BoostHEAT. Cette jeune pousse basée à Nîmes, et présidée par Anne Lauvergon a breveté une technologie de chaudière thermodynamique considérée comme très innovante.
Au terme de plusieurs mois de négociations le groupe allemand est prêt à apporter "son soutien à l'installation des activités de BoostHEAT, à Vénissieux", indique Marc Soubitez, délégué CFDT. Cette même source précise que les embauches envisagées pour cette production portent sur "8 fin 2016, 20 supplémentaires courant 2017 et 22 de plus début 2018".
Aussi la CFDT et la CGC appelleront elles à l'arrêt, dès lundi prochain, du mouvement de grève lancé le 18 mai par l'intersyndicale afin que la direction assouplisse le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). La reprise du travail est la condition "sine qua non" fixée par la direction pour poursuivre le projet avec BoostHEAT. Cette unité de Bosch fabrique des éléments pistons et cylindres pour les moteurs diesel, en fin de vie, devant être transférés au Brésil. Une centaine d'emplois, environ, est concernée (sur les 150 de ce site).
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Les délégués du personnel disent avoir obtenu que le PSE, qui s'ouvrira le 1er septembre prochain, se limite aux départs volontaires : une trentaine d'employés pourrait partir en pré-retraite à partir de 55 ans et une quinzaine accepterait une mutation dans l'usine de Rodez ou envisagerait d'autres projets. Si bien que les syndicats assurent avoir obtenu un maintien d'une partie de l'actuelle production jusqu'à fin 2017. Contactée la direction de Bosch France ne souhaitait pas répondre à ce stade au risque de se retrouver en situation de délit d'entrave.
Marie-Annick Depagneux
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