Pascal Reber : "Nous voulons doubler le nombre de mini-entreprises"
Marie-Annick Depagneux
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Créer une mini-entreprise au collège (en 3ième) et au lycée, c'est possible. Lise et Quentin deux élèves de l'ICOF, établissement scolaire privé lyonnais ont vécu cette expérience. "Cela nous apporte quelque chose en plus", reconnaissent-ils en chœur. Le plus difficile ? "L'aspect humain. Travailler en équipe", répond Lise, aujourd'hui étudiante à l'IAE (Lyon III). "Trouver le produit innovant qui plaise à toute l'équipe", confie Quentin, désormais en BTS.
Tous les deux ont pris le virus de l'entrepreneuriat très tôt, au cours de leurs années de collège, et veulent désormais développer un projet d'entreprise dans la "vraie vie". Sans le soutien de l'EPA (Entreprendre pour apprendre), agréé par le ministère de l'éducation, ces mini-entreprises* ne verraient pas le jour. Pascal Reber, président l'association Auvergne-Rhône-Alpes dévoile les ressorts et les ambitions de cette structure qui éveille à l'entrepreneuriat.
Acteurs de l'économie - La Tribune. Quelle est la démarche fondatrice de EPA ?
Elle s'appuie sur le "Learning by doing", on fait faire les choses en montrant aux enfants qu'ils ont besoin des savoirs fondamentaux. Comment ils auraient mieux réussi s'ils les avaient mieux acquis. Ce, en utilisant le cas concret de la création d'une mini-entreprise à l'école autour d'un vrai produit, de sa fabrication, commercialisation y compris une levée de fonds. Le tout s'achevant par la dissolution de la société à la fin de l'année.
Cette idée vient d'Amérique du Nord.
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Oui, mais nous avons adapté la méthode à notre culture ainsi que les supports pédagogiques traduits en français. Cet accompagnement est pratiqué dans toute l'Europe. C'est dans les pays nordiques et anglo-saxons que le pourcentage de collégiens et lycéens participant à une mini-entreprise est le plus élevé, environ 10 à 15 %. En Auvergne-Rhône-Alpes nous sommes à 1 %, ce qui est un peu supérieur au reste de la France.
Comment évaluez-vous le bénéfice retiré par les jeunes ?
Marie-Annick Depagneux