Bibliographie : L'Hôtel-Dieu de Lyon en huit siècles
Marie-Annick Depagneux
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Documents extraits du fonds des archives municipales et photos d'aujourd'hui illustrent l'ouvrage de prestige dédié au "Grand Hôtel-Dieu de Lyon". Le sous-titre "carnet de l'avant" insinue un deuxième livre en gestation consacré à la métamorphose en cours de cet édifice magistral. Faut-il regretter qu'il s'affranchisse de toute vocation de soins?
Et d'égrener le nom d'autres hôpitaux des Hospices civils de Lyon ayant renoncé à cette vocation : l'Antiquaille, sur la colline de Fourvière et Debrousse, lui aussi dans le 5e arrondissement. Le pire a été évité pour l'Hôtel Dieu voué à disparaître au début du XXème.
Les raisons de ce livre ? Écoutons les trois auteurs :
Ferrante Ferranti, "photographe voyageur " français d'origine sarde et sicilienne, signe les images avec son acuité à chercher le "sens caché des formes", dit de lui l'écrivain Dominique Fernandez.
Cet hôpital, dont la création remonte au XIIème siècle pour offrir un refuge aux indigents, a acquis ses lettres de noblesse architecturale au XVIIIe siècle.
"L'heure est à la modernité, aux embellissements. L'Hôtel-Dieu se trouve au cœur de ces préoccupations esthétiques et va devenir l'un des plus beaux édifices de la ville grâce à l'architecte Jacques-Germain Soufflot", est-il écrit en page 99 de l'ouvrage.
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A tout juste 25 ans, cet homme de l'art formé à l'Académie de France, à Rome, se vit confier, en particulier, l'exécution de la façade monumentale sur le Rhône, longue de près de 350 mètres et surmontée de son grand dôme central. Cette façade fera de l'Hôtel-Dieu l'un des plus beaux hôpitaux du royaume et le symbole de la grandeur de la ville.
Marie-Annick Depagneux