Clermont-Ferrand s'appuie sur un industriel pour sa diplomatie économique
Françoise Sigot
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Olivier Bianchi n'a jamais fait mystère de son ambition de positionner sa ville comme la métropole d'équilibre de l'ouest de la grande région Auvergne Rhône-Alpes. Pour y parvenir le maire de Clermont-Ferrand entend notamment capitaliser sur le géant des pneumatiques, Michelin.
"Notre ville a la chance d'avoir sur ses terres le siège social de Michelin. Cette présence impacte fortement la ville. Il en va de même pour les villes où ce groupe possède une usine ou un centre de recherche, nous avons donc souhaité nous appuyer sur cette identité forte pour faire rayonner notre ville à l'international", explique Jérôme Auslender, adjoint au maire de Clermont-Ferrand à l'Enseignement supérieur et à la recherche, aux relations internationales. En cours de constitution, ce projet vise à fédérer les 47 villes implantés sr tous les continents à l'exception de l'Australie qui accueillent une unité de production ou de recherche Michelin.
Depuis plusieurs mois, le maire et son adjoint sillonnent le monde pour présenter leur projet. Objectif ? Convaincre les villes de rejoindre ce réseau et profiter de cette identité commune apportée par Michelin pour faire naître des projets de coopération d'abord dans le domaine des politiques publiques, mais aussi bien au delà en impliquant l'ensemble des forces vives de ces cités au profil très hétérogène puisque l'on va de mégalopoles comme Shanghai à des villes de moins de 10 000 habitants.
"Nous pouvons par exemple créer un parcours de résidence d'artistes ou mettre en synergie des universitaires ou des chercheurs", lance Jérôme Auslender, précisant que pour l'heure de nombreuses pistes de coopération sont à l'étude. A ce jour 30 villes ont décidé de rejoindre ce réseau qui prend forme petit à petit et sera officiellement lancé fin novembre lors d'une rencontre entre ces villes. « Nous attendons plus de 400 personnes durant trois jours », précise l'adjoint.
Françoise Sigot